CLXXXV III
I-a santé de l'âmi» n'est pas plu* assurée qui> r««Ili» du corp*.
litiul OU é« poTlt* txeit.
Il semble que la nature ait prescrit à chatpu- lionuiie, déx k naissance, des bornes [tour les vertus et pour \v* vie*.».
un = LA IlOCIIKFOUCUILh — CIIAP. V
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Jl uappartii'iit qiraux irraiuls lioiiuncs d'avoir de tarauds défauts.
On pciil dire i[Uv les vices nuiis atli'iidciil dans le cours de la vie, comme des liùtes chez qui i' faut successivement lo}2;er; et je doute que Texpérience nous les fît é\iter s'il nous était permis de faire deux fois le même chemin.
Quand les Nices nous quittent, nous nous flattons de la créance que c'est nous qui les quittons.
11 y a des rechutes dans les maladies de l'âme comme dans celles du corps. Ce que nous prenons pom- notre guérison n'est le plus souvent qu'un relâche ou un changement de mal.
Les défauts de l'âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir.
Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice est que nous en avons plusieurs.
Nous oublions aisément nos fautes lorsqu'elles ne sont sues que de nous.
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I avoir \ u, mai ru U* vuVMil.
Noiin ('lovons U ^nin^ deii iin< pour AltaixKiT celle des autrei* ;
•f et M. de Turenm*
Lt' désir de paraître habile empêche souvent de le devenir.
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1^ vertu u irait [im n luiu si la voiuté ne lui tenait cumpatrnie.
Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer de tout le monde se trompe fort ; mais celui qui croit qu on ne peut se pa^-ser de lui se tromi>e encore davantage.
1^'s faux honiiétfti pnns «ont ceux qui d^ii^ent leurs défauts
•'l« geii5 sont ceux sent.
La- vrai honnête homme eet celui qui ne se pique de rien.