I .'■ l'on donne d'ordinaire aux jeunes gens eet
un -jireipri' (ju'on leur iIl^pire.
II u y a point de pa&sion où l'amour de soi-même règne si pli ■ dans l'amour ; et (" disposé a r.. de œ qu'on aime I
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Ce qu'on nomme libéralité n'est le plus souvent que la vanité de donner, que nous aimons mieux que o- "i'- "mub donnons.
228— LA IlOCIIKKorCAULI). — ClIAl'. V
La }iitié est souvent un sentiment de nos propres maux dans les maux d'autrui ; c'est une liabile prévoyance des malheurs où nous pouvons loniher : nous doniu)iis du secours aux autres pour les engager à nous en donner en de semblables occasions ; et ces services que nous leur rendons sont, à proprement parler, des biens que nous nous faisons à nous-mêmes par avance.
La petitesse de l'esprit fait l'opiniâtreté, et nous ne croyons pas aisément ce qui est au delà de ce que nous voyons.
C'est se tromper que de croire qu'il n'y ait que les violentes passions, comme l'ambition et l'amour, qui puissent triompher des autres. La paresse, toute languissante qu'elle est, ne laisse pas d'en être souvent la maîtresse : elle usurpe sur tous les desseins et sui' toutes les actions de la vie ; elle y détruit et y consume insensiblement les passions et les vertus.
La promptitude à croire le mal sans l'avoir assez examiné est un effet de l'orgueil et de la paresse : on veut trouver des coupables, et on ne veut pas se donner la peine d'examiner les crimes.