BASSIN A FLOT EXTÉRIEUR
Ce bassin à flot fut substitué au projet de la retenue de Tavant port. Ce fut le 25 juin 4855 que les travaux furent mis à l'adjudication, et le 6 septembre 4857, qu'eut heu l'inauguration de la gare du chemin de fer, à la Rochelle. Ce bassin terminé en 4862, coula quatre millions et demi. 11 est précédé d'un avant-port en communicalion ouverte avec le chenal. 11 a une superficie de 30.000 mètres carrés ; le développement de ses quais est de 838 mètres, sans compter une cale de carénage qui sert rarement dans ce but, mais plus habituellement au déchargement des bois de Norwège. l.'écluse se développe sous un pont tournant , accessible aux voitures comme aux piétons ; elle est formée de portes d'ebbe , et de portes valets ; sa largeur est de 46"i50 ; son radier de 0«n93 en contre-bas du zéro des cartes marines.
Ce bassin est desservi , sur tout son pourtour, par des voies ferrées qui reçoivent des wagons de la ligne de l'Etat, des wagonets particuliers desservant l'usine à briquettes de MM. Delmas , et aussi quatorze grues appartenant à divers armateurs. Deux grues fixes ont été également installées, sur le quai sud , par l'administration du chemin de fer. *
PORT d'eCHOUAGE.
La physionomie du port d'échouage, comme on le nomme vulgairement, n'a guère changé dopuis le commencement du siècle. Sur le plan de 4780, M. Hue signale le mauvais état des quais qui sont à refaire en totalité. En l'année 4786, on s'occupe de leur
réfection, ce qui n'empêche qu'en Tan viii, ils étaient généralement éboulés , et qu'il n'y restait plus de moyens d'amarrage. Les bâtiments sont obligés , à cette époque, de mettre des ancres à terre, ce qui accélère la destruction des quais, ébranle les maisons voisines ; de plus, le bassin est envasé de deux ou trois mètres. On se remet peu à peu à tous ces travaux: aux pieux d'amarrage, d'abord ; puis à la réfection des quais , qui furent ainsi continués jusqu'à leur parfait achèvement en 1856.
En 1776, on avait démoli les maisons indiquées, au pointillé, sur le plan que nous donnons de cette partie du port, et qui obstruaient le canton de Gâte-Bourse, aujourd'hui Place de la Chaîne ; on dégagea également ces abords, en enlevant les maisons, ou parties de maisons, qui sont indiquées en hachures, dans la rue de la Vache qui allait de la rue et de l'église Saint-Jean à la tour de la Chaîne ; de même on supprimait tout le groupe de maisons de la Bourcerie, les anciennes Halles d'Alfonse, indiquées, en blanc ou en hachures, entre la rue Saint-Jean (cours Richard) et la Grande-Rive , qu'on rapprochait d'ailleurs des maisons ; de cette façon , on faisait disparaître, en commençant par l'ouest, la petite rue des Carmes allant de la rive aux Carmes, puis la rue du Vieux-Bureau, et encore une autre rue, le tout entremêlé d'échoppes, de boutiques sans importance, et d'un grand nombre de maisonnettes en tape.
Aux cales particuHères ou publiques, descendant directement, en glacis , vers la mer, furent substituées, sur le quai ouest , des rampes obliques; à l'angle sud-est, on disposa un gril de carénage, dont on vient, ces joui's-ci , d'augmenter les dimensions. L'intervalle entre la tour de Saint-Nicolas et la petite tour de la Chaîne, est porté de 22»n 60 à 25 mètres , par la suppression de la petite tour de la Chaîne.
Les tours sont classées comme monuments historiques, et la tour Saint-Nicolas a été l'objet , depuis quelques années , de remarquables réparations, sous la haute direction de MM. Lisch, Massiou et Corbineau. La tour de la Lanterne et celle de la Chaîne seront.
nous Tespérons , également remises en état par le ministère des Beaux-Arts. Pauvres et chers débris de nos vieilles gloires rochelaises ? Quels risques n'ont-ils pas courus, même au milieu de notre civilisation moderne ! En 1794 , un directeur des fortifications ne songe qu'à les raser ; à tel autre moment, on les remplit de cartouches et de poudre, au risque de les faire sauter.
Dieu veuille qu'on les laisse en paix sous Tégide de Tillustre architecte qui a été séduitparleur caractère grandiose et pittoresque! Le Génie ne manque pas de magasins qui puissent les remplacer avantageusement, et qui, pour le moment , sont aussi inutiles que certaines fortifications.
Le quai Ouest, au long duquel s'étend un grand banc de vases molles, très favorable àl'échouage, est réservé aux pilotes, d'abord, en partant du quai Duperré, et aux bateaux de pêche ensuite ; c'est plaisir de voir , par les gros temps , le ciel coupé par cette forêt de mats et ces filets de toutes sortes, engins précieux des pécheurs des Sables, de Groix, de Noirmoutiers, de toutes les côtes bretonnes ou normandes, mêlés à ceux de la ville ou de la région.
Sur le quai Duperré, se balancent quelques yoles de plaisance et les bateaux à vapeur de Ré et d'Oleron. Au long du quai sud, est le gril de carénage , puis , au delà , quelques navires attendant le moment favorable pour entrer dans le bassin à flot intérieur ou prendre la mer ; puis aussi, les bateaux de pêche à vapeur qui fréquentent notre port.
Le havre a un développement total de TSâ^^GO ; il couvre une superficie de trente mille deux cent quatre-vingt-dix mètres carrés. Le couronnement des quais est à la cote 4'"10 du nivellement général de la France , c'est-à-dire, à WàO en contre-haut des hautes mers de vive eau moyennes.
La profondeur du chenal est maintenue au moyen des chasses de Maubec et de la Verdière qui , en outre de leurs ouvertures directes, jettent leurs eaux par des pertuis ménagés au long du quai Duperré. Le canal Verdière, cette ancienne Besse-à-^La-Reine
LE XIX« SIÈCLE iOl
qui unissait le chenal de Parlhenay ou ancien port au nouveau , a été recouverte , Tannée passée , par la nouvelle avenue Guiton route nationale, n** 22, de La Rochelle à La PalHce. Quant à Técluse du canal Maubec , nous en allons dire quelques mots.