‹ La romance de l'hommeChapitre 25 sur 51 · PLUIE NOCTURNE · texte numérisé non relu

PLUIE NOCTURNE

Un faux soleil d'octobre au bord du toit s'ennuie.

On le voit qui s'enfonce en des courants de pluie.

( m dirait que le ciel roule sur nous ses flots

Ei ma fenêtre a l'air à présent d'un hublot.

.le regarde. — Oh I mon âme, allons-nous lever l'ancre?

Dans cette ombre où circule, avec des reflets d'encre,

La pluie hâve collant des gouttes aux carreaux,

Voguons-nous! Vais-je, enfin, vous frôler, froids coraux,

Algues jaunes des mers, banquises de glaçons,

Klectriques éclairs de ces rouges poissons

Qui passez, remuant du rythme de vos queues,

De fluides reflets de pierres et d'eaux bleue!...

— Je regarde et je vois, dehors, des gens passer,

Des gens pâles avec des mines de noyés...

Des réverbères bleus nagent dans des fumées. — Une àme pleure, au fond des vitres renfermée... Et les autos ont dans leurs globes chauds et verts Des angoisses de vaisseaux fous roulant les mers.,

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