‹ La romance de l'hommeChapitre 43 sur 51 · A MADAME SEGOND-WEBER · texte numérisé non relu

A MADAME SEGOND-WEBER

A l'heure de la lune et des présages, quand Des brasiers d'astres bleus brûlent dans la nuit vaste L'ombre errante des morts que le regret dévaste Monte en vous et gémit d'un soupir éloquent...

Alors, le cœur chargé d'un sang lourd de volcan, Ardente, et dans le vent portant d'un air de faste La coupe, le poignard ou la torche d'or chaste, Vous passez, avec de grands rythmes d'ouragan !

A vos talons geignent la Haine et la Folie. Mais, parmi les héros tragiques, l'on vous voit Passer, pâle du deuil de la race abolie.

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