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perceptibles. Les selles sont devenues normales, le caractère calme et gai. La malade, très courageuse, abat un très grand travail. Son poids est de 65 kgs 600. Le gottre est encore visible, mais le tour de cou n'est plus que de 37 cm. M. B. — + 5 %. La malade, très heureuse, nous dit sa satisfaction d'avoir pu reprendre sa vie normale.
Observation n° V
Madame Jeanne V…., 55 ans, institutrice à Montpellier, a déjà vu un chirurgien pour goître exophtalmique. L'opération n'a pas été tentée.
La malade ne se souvient plus de la date d'apparition des premiers troubles qui remontent très loin dans ses souvenirs, jusque dans sa première enfance. Le goître ne devint apparent que vers l'âge de la ménopause. Le tour de cou est actuellement de 35 cm. L’exophtalmie très accentuée donne un air de férocité à la malade; le pouls est à 104 sans arythmie. Fréquentes crises diarrhéiques ; le poids n'est que de 39 kgs 800. M. B. — + 68 %. Très gros tremblements. Caractère excessivement trritable, ne s'intéresse absolument à rien, crises de colère violentes eë fréquenles, suivies de longues périodes d’abattement et de mélancolie. Parfois, des contractures passagères interdisent pour quelques minuïes l'usage des membres inférieurs. Gêne à la déglut:tion, langage saccadé. Sueurs nocturnes abondantes.
Le traitement est institué le 13 juin 1931. Apres cette première série, nous revoyons la malade en août. La malade ne parait pas améliorée, M. B. — + 75 %. L'état général est tout à fait déficient. Nous tentons prudemment 2 séances de 500 r., mais devant le syndrôme nerveux présenté par la malade accompagné d'une tachycardie à 124, nous arrêtons la roentgenthérapie, renvoyons la malade à son médecin et la considérons comme un véritable insuccès de notre thérapeutique qui a même provoqué, semble-t-il, une aggravation des symptômes Basedowiens.
Observation n° VI
Mademoiselle Maria H.., 19 ans, domestique à St-Pons, nous est envoyée par son médecin pour goître exophtal-
mique. Dans les antécédents, nous ne relevons rien d’anormal. La malade a été réglée à 13 ans, mais celles-ci ont disparu depuis 7 mois.
Actuellement, le 13 avril 1931, on note une augmentation de volume du cou, mesurant 38 cm. de circonférence. La tachycardie permanente est à 118 accompagnée d'arithmie. L’exophtalmie très marquée avec très grande fixité du regard. Les troubles nerveux sont caractéristiques. La malade se plaint d’insomnie, se sent oppressée, nerveuse, excessivement abattue. Crampes douloureuses fréquentes dans les membres inférieus. Bouffées de chaleur et sueurs profuses abondantes, fourmillements des mains et des paupières. M. B. — + 24,5 %.
Nous commençons une première série de séances et nous notons la réapparition des règles à partir de la 3°; ‘mais le traitement est très mal supporté et l’état nerveux ne fait que s'aggraver. Nous revoyons Mlle H.. en juin, le métabolisme — + 33 %, la perte de poids depuis la première série set de 2 kgs; le pouls se maintient toujours largement au-dessus de 100; nous n'avons aucune amélioration. Son médecin, de notre avis, va tenter une autre thérapeutique, considérant la notre comme dangereuse dans ce cas. Nous sommes totalement de son avis.
Gbservation n° VII
Madame C.., 35 ans, de Perpignan, vient, le 18 septembre 1930, pour traitement de son goître.
Début il y a 8 mois par nausées et vomissements. Le gottre a pris rapidement les dimensions actuelles pour ne plus bouger ensuite. Le tour de cou est de 39 cm. Exophtalmie assez peu marquée, pouls à 120, légers tremblements. La malade accuse un gros amaigrissement: de 70 kgs qu’elle pèse normalement, elle est actuellement à 63 kgs 500. M. B. — + 91 %. Le psychisme très déficient, l'irritabilité allant jusqu’à la méchanceté, dit la malade elle-même. 4 séances de 500 r. sont alors appliquées.
Nous revoyons Madame C... le 8 décembre. 1930. Nous constatons une grosse amélioration de tous les signes. Le tour de cou n’est plus que de 37 cm. 1/2; le poids de 65 kgs. Nous donnons 2 séances au mois de janvier 1931. L'état général est alors excellent, le pouls à 80, les troubles psy-
chiques ont complètement disparu. Le poids est de 67 kgs. La malade est déjà enthousiaste du résultat obtenu. Le 5 août, la malade revient pour ferminer son traitement. Avant de la commencer, nous mesurons le métabolisme qui — + 16 %. Nous ordonnons seulement 2 séances, ce qui nous donne un total de 4.000 r. seulement.
Quelques temps après, le 3 septembre 1931, le goître nest à peu près plus visible, le tour de cou de 34 cm. l'état général est parfait, aucun trouble ne persiste. Nous considérons la malade comme guérie. Depuis lors, nous la revoyons de temps en temps et actuellement, en 1955, l'amélioration persiste et aucun traitement n'a été repris.
Observation n° VIII
Madame Madeleine H..., 45 ans, vient nous trouver le 6 octobre 1930, pour un goître.
A déjà subi un traitement par courant continu et vient reprendre les séances. Le début de la maladie remonte en 1925, par des insomnies, puis de la tachycard'e. Rapidement, le cou a augmenté de volume et l'exophtalmie est apparue. Elle a eu, à ce moment-là, un traitement par courant galvanique sur le goître et les globes oculaires accompagné de faradisations des paquets vasculo-nerveux du cou et de la pointe du cœur et d’un peu de radiothérapte superficielle. Par la suite, tout est rentré dans l’ordre, mais elle a toujours gardé une asthénie très marquée et un état général très déficient.
Dans les antécédents héréditaires, nous relevons : la mére morte d’albuminerie à 74 ans. Le père mort à 65 ans de diabète. Mari mort à la guerre, un frère mort d’embolie, un autre en bonne santé. Une fillette de 15 ans en bonne santé. Dans les antécédents personnels, on note une scarlatine qui lui a laissé de V'albuminerie pour laquelle elle est au régime.
Actuellement, le goître est beaucoup plus marqué à gau che, le lobe droit étant presque normal: tour de cou 37 em. L’exophtalmie moyenne, la tachycard'e à 115, le poids à 60 kgs au lieu de 68 kgs. M. B. — + 65 %. Ces symptômes ont reparu depuis 3 mois environ. Le À octobre, nous entreprenons le traitement. En décembre, nous r'evoyons la malade et nous constatons une très grande améliora-
DTA + UE
tion, seul, le goître est encore visible. Le 21 mai 1931, nous pratiquons une autre série de séances à cause d’un retour de la tachycardie (pouls à 108) et une recrudescence des troubles psychiques. Le 3 mars 1932, la malade revieni nous voir pour une légère tachycardie encore persistante que nous arrêtons net par 2 nouvelles séances de 5 r. qui porte à 5.000 r. le total reçu par cette malade. Le gottre est diminué, mais reste perceptible, tour de cou 35 cm. M. B.— + 12 %, pouls 82 permanent. Nous considérons avoir atteint chez cette malade le maximum d’'amélioration que l’on puisse obtenir par notre thérapeutique.
Observation n° IX
Mademoiselle F..., 50 ans, vue le 24 Novembre 1930 pour des troubles de Basedowisme, récemment survenus alors qu'elle présente un goître simple depuis plus de 10 ans. Actuellement, ce goître est peu ‘apparent ; four de cou 36 cm. 1/2. Dans les antécédents, nous ne relevons rien d’anormal. Peu d’exophitalmie, mais depuis un certain temps, la malade présente des tremblements très nets des mains et des paupières. La tachycardie est à 110. Les troubles psychiques sont très accusés et gênent énormément la malade. M. B. — + 35 %. Le poids est de 61 kgs 450.
Le 19 novembre 1931, 1'° série de séances.
Le12 mars 1932, 2: série.
Le 29 août 1932, 3 série.
Un mois après, tour de cou 34 cm. 1/2. M. B. — + 15 %. Poids 73 kgs 200. Les tremblements sont imperceptibles, pas de tachycardie, sauf passagèrement à l’occasion d’une grosse émotion. La malade que nous nous considérons comme guérie, se déclare très satisfaite.
Observation n° X
Madame G.. Rose, 63 ans, ménagère, a, depuis longtemps, un goître exophtalmique traité à plusieurs reprises par l’électrothérapie, toujours avec succès, mais passagèrement, les traitemerits devant être repris au minimum tous les 6 mois. Actuellement, la tachycardie