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est à 96, le métabolisme basal à + 54 %, le poids de 52 kgs. Le goitre est encore bien visible maïs cependant, le tour de cou qui était de 39 cm. au début traitement est, à ce moment-là, de 37 cm. Les symptômes nerveux sont considérabiement améliorés. Nous ordonnons un repos de 3 mois après lequel notre malade vient nous revoir.
Une troisième série .de R. X. est appliquée, et la 12° séance, totalisant 6.000 r. sur la région thyroïdienne, est terminée le 20 octobre 1931. À ce moment-là, le goître est toujours visible, le tour de cou étant de 36,5. Le métabolisme basal considérablement amélioré et ‘pratiqué quelque temps après, donne + 12 %, le poids est de 60 kgs, ce qui nous donne, depuis le début du traitement, une augmentation de poids de 12 kgs. Le pouls, très régulier, est à 80 pulsations d’une façon permanente. L'exophtalmie n'est plus visible et seul l'éclat des yeux est encore anormal. Les tremblements ont à peu près disparu. La vue seule du visage souriant de cette malade nous indique le succès de notre traitement. Nous n'avons plus cet abattement, cette lassitude "excessive, ces larmes perpéuelles, mais au contraire un caractère gai, calme, courageux. La malade a repris son travail avec entrain et ne nous cache pas sa jote de se voir ainsi arhéliorée, quoique son goîttre soil encore un peu visible.
Observation n° II
Madame Marie R.…., de St-Denis (Lozère), 37 ans, rentre au Centre Anti-Cancéreux le 13 avril 1931 pour troubles de l'élat général, asthénie. Parmi ses antécédents, nous relevons son père mort à 62 ans de cystite, sa mère morte Jeune de congestion pulmonaire. 2 frères, 3 sœurs bien portants ; une sœur morte des suites d'accouchement, une autre morte des suites de grippe après néphrectomie. Jeune, notre malade à eu les oreillons et la rougeole ; opérée il y a 8 ans, en 1923, pour crises douloureuses abdominales, les règles ont cessé à l'opération pour réapparaître 2 nois après ; a eu une fille un an après cette opération pas de fausse couche.
Il y a une dizaine d'années, un petit goitre est apparu, mais sans aucun autre trouble,
Adiuellement, depuis quelques temps, d’'inquiétants symptômes nerveux sont survenus, accompagnés d’une perte cons'dérable de forces et d’un amaigrissement correspondant à 9 kgs. Le poids actuel est de 47 kgs 500. Les nuits sont très agées, le caractère très irritable exagère considérablement le moindre ennui. Sueurs profuses, trés gros appétit se rapprochant de la véritable boulime, selles normales, pas de signes oculaires sauf une légère exophtalmie. La malade se plaint de palpitations après le moindre effort accompagnées de crises d’essouflement, pas d'arythmie, mais tachycardie permanente à 126. Le goitre est très apparent, bien développé surtout à droite, de consistance assez dure, abondamment vascularisé, le tour de cou est de 38 cm. L'examen du métabolisme basal nous donne une augmentation de + 73 %. Nous commençons immédiatemené une première série de À séances de R. X. dans les mêmes conditions. Cette première série est terminée le 9 mai 1931.
Après un mois de repos, la malade vient nous revoir le 8 juin el nous constatons déjà une amélioration noYable de son état général. Le poids est de 50 kgs, les tremblements moins nets, le sommeil meilleur, le caractère plus calme. Une deuxième série est appliquée, après quoi notre malade prend 3 mois de repos.
Nous la revoyons le 28 septembre 1931; à.ce moment-là, le métabolisme basal est de + 58,5 %; le poids de 52 kgs. les symptômes nerveux à peu près disparus. Le goître est visible, le tour de cou est de 37 cm. Une troisième série de séances est alors ordonnée, et la 12° effectuée le 19 octobre, totalisant les 6.000 r. de notre traitement.
En janvier 1932, nous pratiquons un dernier examen de notre malade et nous trouvons un métabolisme basal de L 15 %; le poids de 60 kgs nous donnant, depuis le début du traitement une augmentation de 13 kgs. Le pouls pris à plusieurs infervalles est de 82. Les tremblements sont imperceplibles. Le caractère normal, notre malade «a repris ses occupations et travaille même énormément sans accuser de fatigue. Ici encore, malgré son goître apparent, elle se déclare satisfaite du résultat obtenu, ne voyant plus que la guérison des symptômes qui l'avaient amenée devant nous et qui ont complétement disparu à l'heure actuelle. | |
ESF Apr Observation n° III
Madame B.., Montpellier, vient nous trouver le 18 mat 1931 pour une augmentation de volume du cou et des troubles nerveux très importants. C’est une femme mariée, mère de 2 enfarits bien portants. Son père est mort à 56 ans d'urén'e, sa mère est vivante, mais très asthmatique. Dans ses antécédents personnels, nous relevons simplement une fièvre thyphoide à 10 ans.
Les troubles actuels remontent à 2 ans, où ils apparurent brusquement après une très forte émotion dans une crise de colère qui, dit la malade, la fit crier et hurler une demi-heure entière. Le goître visible dès ce moment est à l'heure actuelle de faäble volume, mais ce dernier est très variable et augmente considérablement au moment des crises menstruelles. Ce goître est développé suriout à droite, de consistance assez élastique, sans nodule. Le pouls varie de 112 à 120 pulsations selon l'état nerveux; les trembleinents sont marqués, rapides et d'amplitude assez grande. On note de la gêne à la déglutition. L’exophtalmie est nette avec signes de Graef, signes de Boston, signes de Rosenbach, positifs. Le regard présen*e un très grand éclat. La malade se plaint de grosses bouffées de cktieur, mais sans sueur normale. Son caractère, excessivement irritable et nerveux, supporte difficilement ses propres enfants. L’amaigrissement, d’après la malade, est notable, son poids actuel est de 48 kgs 250. Le M. B. — + 27 %.
La première série de séance est commencée le 18 mai pour se terminer le 20 juin. À ce moment-là, la malade accuse une très forte réaction aux R. X. Nous constatons un très gros érythèime de la région thyroïdienne, l’énervement, l'impatience, tous les symptômes nerveux sont for- ‘ement accentués. Nous conseillons alors à notre malade une longue période de repos avec cure à la montagne.
3 mois apres, le 20 septembre 1931, nous revoyons Macu B-"eltnous pratiquons un métabolisme basal qui nous donne + 38 % en augmentation sur le chiffre initial, Nous entamons une deuxième série de séances, mieux . supportée que la précédence. L'état général est devenu meilleur, et, après un nouveau mois de repos en décem-
le —
bre, nous notons un tour de cou abaissé de 37 cm. à 35 cm. L'exophtalmie est à peine perceptible, l'éclat des yeux est normal, le pouls a 84, le poids, de 52 kgs 500. Une trotsieme et dernière série de R. X est appliquée.
En avril 1932, la malade revient nous voër, sa tachycardie a disparu, le pouls régulier et bien frappé est à 80 d'une façon permaneritte, le poids de 55 kgs 250, le tour de cou de 32 cm., le M. B. — + 12,5 %. Enfin, l’état nerveux est considérablement amélioré, le sommeil excellent, le caractère moins émotif et moins coléreux, la malade se déclare satisfaite.
Observation n° IV
Madame L.…., 44 ans, de Montpellier, ménagére, vient nous trouver pour un goître très volumineux, très développé de part et d'autre de la ligne médiane de la face antérieure du cou. Dans les antécédents, nous ne relevons rien d’'anormal. Le goître est apparu il y a plusieurs mois au cours d'une très grosse crise nerveuse, d'après les dires de la malade. Actuellement, le tour de cou est de 40 cm., le goître est de volume très variable selon les époques ; l’exophtalmie est accusée avec signes de Graef positifs et grand éclat des yeux, le pouls est à 110, l’arythimie très grande. Les tremblements au niveau des mains sont trés nets et la malade signale des contractures frér quentes, violentes et douloureuses qui immobilisent pour quelques minutes l’un ou l'autre des membres inférieurs. L'appétit peut être qualifié de boulimie, les selles fréquentes à tendances diarrhéiques. Le poids est de 54 kgs 159, le M. B: — + 35 %.
Nous commençons iynmédiatement le traitement par une première série de séances qui, après un repos d'un mois, est continuée par une deuxième série au mois d'août 1931. 3 mois après, les symptômes nerveux paraissent en régression. Le poïds est de 59 kgs 200, le goiître a diminué de volume, le tour de cou, de 38 cm. M. B. — + 20 %. Nous entamons la 3 série. Nous revoyons la malade en Janvier 1932.
Nous ne trouvons plus aucune exophtalmie. Le pouls est bien frappé à 78. Les tremblements sont encore légèrement