APRES
dans les membres inférieurs. Le M. B. — + 48 %. De plus notre malade est excessivement mal réglée.
” Du 8 au 17 Avril 1931, nous pratiquons 4 séances. Le 1° Août nous faisons une 2° série. 3 mois aprés, en Décembre 1931, nous revoyons notre malade entièrement transformée dans son état général. Son pouls régulier et bien frappé est à 84 ; le goître est encore visible ; le tour de cou de 35 cm. Le poids est de 60 kgs. M. B. = + 8 %.
A la demande de la malade et par acquit de conscience nous pratiquons encore une autre séance qui porte à 4.500 r. le rayonnement total reçu. Depuis lors ce que nous considérons comme une guérison parfaite se maintient sans aucune autre réapparition de signes.
Observation n° XVII
Mme D, de St-Romain, 54 ans. Le 13 Avril 1931, nous sommes appelés par un chirurgien pour voir cette malade dans une des cliniques de l'Hôpital.
Elle lui a été envoyé pour une opération que l'état actuel de la malade rend impossible. Le début de la maladie remonte à 15 ans par l'apparition d'un petit goître simple. Depuis 1 an, il a augmenté considérablement de volume. L’exoplhtalmie est très marquée. Les tremblements légers, l’amaigrissement est prodigieux : de 78 kgs la malade ne pèse plus que 59 kgs. Nous constatons chez elle un visage vraiment cadavérique. De plus, l’état nerveux est déplorable. Mme D... répond à peine aux questions posées et a des crises nerveuses sans raison apparente. De plus elle garde le lit depuis 6 mois. Nous consfatons un pouls à 130 avec des crises très fréquentes et très douloureuses de palpitations. Nous entreprenons alors une premiere série de séances de radiothérapie profonde. La malade vient en ambulance sur un brancard sur lequel elle est directement placée sous l'appareil de traitement. Elle repart, la série terminée, sans changement notable.
Le 22 Juin, Mme D... vient nous voir en voiture et descend toute seule pour se faire examiner. Les troubler nerveux se sont excessivement atténués. Le pouls est à 96 sans palpitations ; elle «a légèrement augmenté de poids
qui est de 62 kgs. Nous appliquons une deuxième série de 4 séances.
Le 8 Septembre, la malade arrive seule en tramway de la Gare, elie ne présente plus aucun trouble et l'on hésite à la reconnaître tant elle a engraissé. L'état général est parfait, elle parle normalement et se déclare enchantée. T2 pouls est à 90. On fait cependant 4 nouvelles séances, le goître étant encore trop nettement visible.
Le 16 Décembre 1931, 2 séances sont encore appliquées.
Le 24 Mars 1932, la malade revient encore pour se faire irradier, mais comme nous ne lui trouvons plus aucun signe important de basedowisme et que le goître ne se devine que difficilement, nous nous abstenons. Il faut user d'autorité pour refuser à la malade de reprendre un traitement qu'elle redemande comme les morphinomanes demandent leur morphine. Cliniquement, elle va depuis lors très bien et nous avons pu vérifier plusieurs fois que celte guérison se maintenait.
Observation n° XVIII
M. G..., 19 ans, est vu pour la premiere fois le 12 Novembre 1931. Il présente un goître excessivement développé accompagné de tous les symptômes basedowiens et dont le début remonte à 4 ans environ.
Ce début se fit par l'apparition de malaises vagues, d'insomnie, attribués à ce moment-là à la croissance. On constatait en même temps que le sujet grossissait fortement l'hiver pour maigrir ensuite l'été. L’exophtalmie fit son apparition un an après puis le goître apparait de la grosseur d'un citron, animé de battements. Tous ces phénomènes ont cédé à ce moment-là sous l'influence d’un traitement à l’hémato-thyroïdine, mais reparurent 1 an aprés.
Dans les antécédents, on note tout particulièrement que ie père de M. G... est atteint de goître mais sans Basedow.
A l'heure actuelle, le goître énorme présente de plus un signe de Maranon positif. L’exophtalmie est excessivement accusée avec signes de Graef, de Stellwag, etc. positifs. La tachycardie oscille entre 130 et 110 avec forte arytmie. Les tremblements très accusés et très rapides.
Les sueurs abondantes et fréquentes, le caractère intolérable, irritable à l'extrême, émotif, est un sujet de grande inquiétude pour sa famille. Enfin l’'amaigrissement est notable (8 kg.).
Le traitement est alors institué et se poursuit sur notre technique habituelle. En juillet 1932, nous revoyons notre malade et sommes Sstupéfaits de voir combien le goitre a diminué de volume, il est à ce moment-là à peine perceptible. Tous les autres signes ont également régressé sinon disparu, le regard est simplement brillant, le poids, l'état général, l’état nerveux en particulier sont redevenus absolument normaux. On note seulement une très légère ép'dermite de la région thyroïdienne complètement disparue quelques jours plus tard. Depuis lors. la guérison obtenue s’est parfaitement maintenue.
Observation n° XIX
Madame M... 26 ans 1/2, de Pézenas, est vue le 12 décembre 1923 pour un Basedow très net caractérisé par tous les symptsmes de la tétrade classique et tous très accusés. La tachycardie est permanente à 110, l’exophtalmie très accusée avec nombreux signes oculaires positifs. Tremblements très nets, gotlre tres apparent de la grosseur d’une orange, état nerveux déplorable et très inquiétant. Enfin M. B. — + 39,6 %. Le traitement immédiatement institué apporte, dès la première série, une très grosse amélioralion. On note seulement un petit érythème su'vi d’une pigmentation qui nous fait allonger la période de repos.
A la deurième série, l'amélioration se poursuit de telle façon, l'état général est si florissant, l'augmentation de poids est telle que nous pensons avoir atteint la guérison el arrêtons le traitement à la 8& séance. Le pouls est à 80 d'une façon permanente. Le M. B. fait alors nous montre même que la dose, quoique réduite, a été trop forte, car il égale — 113 % et quelques petits signes d’hypothyroïdie apparaissent, mais ils regressent rapidement. Depuis lors, la malade, revue très souvent, est dans un état absolument normal et se montre entièrement satisfaite ainsi que son médecin traitant.
Observation n° XX
Madame D... nous est adressée par le Docteur Roux le 3 novembre 1930. Cette malade a, depuis 6 mois, le cou considérablement augmenté de volume et, depuis ce moment-là, les règles sont devenues tout à fait irrégulières. Nous trouvons chez elle tous les signes basedowiens parfaitement accusés: exophtalmie marquée avec yeux fortement exorbités, tremblements nets et rapides, pouls à 110 avec forte arythmie, sueurs profuses continuelles, contractures très douloureuses généralisées à tout le corps, enfin l'amaigrissement notable, le poids de 73 kgs est actuellement à 65. Tous ces signes appürus avec le goître, il y à 6 mois, ne font qu'augmenter depuis lors chaque jour un peu plus.
Le traitement est commencé et se poursuit normalement dans les mois qui suivent jusqu’en juin 1931. En février 1932, la malade va excessivement bien. Son poids est de 72 kgs, son pouls de 80 régulier et bien frappé. Enfin, les règles sont très normalement revenues. Depuis lors, cette nette guérison s’est absolument maintenue.
Observation n° XXI
. Madame F..., 46 ans, présente, le 29 Décembre 1929, une maladie de Basedow avec goître à peine accusé, très petits tremblements, mais exophtalmie excessivement nette et tachy-aryhmie très ancienne à 113.
La malade est une vieille rhumatismale ; l'amaigrisse- : ment est de plusieurs kilogs, le M.B. ne peut être pratiqué. Le traitement est institué et se poursuit sans incident jusqu’au bout. En juillet 1931, l’'amélioraion ne fait aucun doute et se manifeste par une régression notable de tous les signes basedowiens : l’exophtalmie a complètement disparue, les tremblements sont excessivement légers, le pouls à 82-86. L'état général est parfait. Depuis lors, cette amélioration s’est excessivement bien maintenue.
Observation n° XXII
Madame B..., 30 ans, est vue pour la première fois le 14 juin 1928. Cette malade présente une maladie de Basedow
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remarquable par l'intensité de tous les symptômes exophtalmie avec à peu près tous les autres signes oculaires positifs : tachycardie à 120, goître apparent, tremblements, contractures, sueurs, diarrhée, le tableau clinique est complet. Enfin, son caractère absolument intolérable pour son entourage est irascible ; l’'émotivité, l'agitation, les larmes, l'inquiétudè, sont perpétuelles et menacent très fortement la paix de son ménage. À noter tout particulièrement que Madame B.…., dysménorrhéique depuis la puberté, est actuellement en état d'aménorrhée complète. Le traitement est commencé alors que le M. B. — + 50 % et le poids de 57 kgs.
A la 2e série, un léger érythème apparait sur la région thyroïdienne, mais l’omélioration est déjà sensible, lout particulièrement pour l’état nerveux. Les règles ant reparues. Le caractère est meilleur. Enfin, 2n juillet 1930, 3 mois après la fin du traitement, la maiade, que nous revoyons, pèse 65. kgs, son M. B. — + 11,5 %. Tous les signes basedowiens ont régressé ou même disparu, les regles sont très normales ; la malade, ainsi que toute sa famille, sont dans la joie la plus complète. Enfin, en 1931, Madame B... et son mari, radieux, viennent nous présenter leur premier-né : une magnifique petite fille !
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