‹ La rose blancheChapitre 2 sur 40 · LA 1 HR · texte numérisé non relu

LA 1 HR

répondre quelque li Ni un

ment satisfaisant à la curiosité publl

— Mon Dieu, m maladie datait d'hier,

vos soins et vos offres, mais nous son déjà blasés su: de notre

maître... C'est un jeune liomin vivra pas vieux. Il a fait un.

enfant et s'est fendu le crt cicatrice, en sorte que, pend il a été entre la vie et la mort, et s'e^ veillé comme fou. Depuis, revenue, mais jamais assez c qu'il n'y ait pas dans ses action> ses paroles un reste de bizarrei i< semblable à la démence. Pauvre je voudrais pourtant bien le encore vivant à sa mère, qui Pi avidement et le pleure depuis tant d nées!

— Comment cela? demanda le u

chand vivement intéressé, et ne songeant pas même à pallier sa curiosité.

— Eh! dit brusquement l'autre serviteur du jeune homme, ce sont là nos affaires de famille, monsieur !

— Oh ! excusez-moi, interrompit le marchand, qui le regarda de travers.

— Jean, reprit le vieux s'adressant à son compagnon, il n'y a pas là de secret, et ces honnêtes voyageurs peuvent savoir comme nous-mêmes tout ce qui nous arrive. Messieurs, la vérité est que le père de ce jeune homme, un gros négociant des Flandres, l'emmena avec lui dans ses voyages, voilà tantôt quatre ans. Ce qu'ils ont parcouru de pays, Dieu le sait; toujours est-il que jamais on n'a reçu de leurs nouvelles au pays qu'habite la mère. Moi, messieurs, je suis un des commis voyageurs de ce négociant, et il y a trois mois que je reçus de lui une

Ll ROSE BLAHC1B

lettre qui m'appelait à Constantin où il avait pris uni courais. Le pauvre homme »

recommanda son fils, > les

singularités de son mal, roc i testament, et m'ordonna de condoin jeune homme à sa Nous som

sur le chemin ; vous en autant que S

Ayant ainsi parlé, le vieilla quitte eir chand était tenace, il repi

— Ne nous accusez pas, alor>.

vous avez fait tout à l'heure.

— Moi vous acci; Zébéeavec une humilité qui sentait

en plus son juif. :ii*-I-

qu'an?

— Vous vous êtes

ils dit? » Or, nous n'avions rien dit jeune homme; nous ignorioi,

pût nous entendre. Quant à ce que nous disions entre nous, c'étaient toutes choses honnêtes et permises, croyez-le bien.

— Eh ! messieurs, qui en doute? Faites la part de notre premier effroi : au moindre mot, l'enfant se cabre comme un poulain pris de vertige. De quoi parliez-vous, sans trop de curiosité ?

— De mille choses indifférentes... des cruautés du tyran Richard III, je crois... oui... de ses neveux égorgés.

— Précisément, s'écria Zébée, des enfants blessés, voilà son grand sujet d'exaltation, depuis sa blessure, vous comprenez; songez bien que le malheureux n'a presque pas d'idées à lui; il saisit au vol celles qu'on lui jette ; sa mémoire est nulle ou tellement brouillée, qu'il ne saurait vous dire où il est né, où il va. Il parle de son pauvre père mort avec l'indifférence d'un étranger; il affirme gravement

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ne pas connaître s

semble avoir au dedans de lui un d«

qui joue un double personnag»

sommes forcés, quand i) ouvre la bon

de le surveiller comme un i

de le faire taire lorsque son di

trop de folies.

— 11 ne paraît pas cependant, repril u des auditeurs, que s» f

car, depuis hier que nous vch contrés de l'autre côté de la monl jeune homme n'a pas donné un colère ou d'impatience. A le cheval, toujours attentif, caln et beau comme il est, ce n'est pas coi table, nous le prenions d'abonl p que grand seigneur.

— Pourquoi pas? dit le ma* a-t-il quelque chose qui resseml»

un grand seigneur qu'un négociai Comment s'appelli

Zébée? ajouta-l-il. Je connais tous les trafiquants d'Europe, moi.

Zébée allait répondre, et c'eût été probablement le terme de l'entretien, quand un vigoureux holà des vedettes mit toute la caravane en émoi. Chacun saisit l'arquebuse ou la pique : les sentinelles signalaient l'approche d'une troupe assez nombreuse que la prudence commandait de ne pas admettre sans contrôle préalable.

Zébée demeura près du jeune homme.

Il ne paraissait pas un bien grand batailleur. Mais Jean, le compagnon trapu, dégaina martialement un énorme coutelas et se faufila dans l'avant-garde désignée pour aller reconnaître les nouveaux venus.

Geux-ci avaient aussi leurs éclaireurs, mais si bien montés et d'une tournure si militaire, avec un tel luxe d'armes et de cuirasses, que toute l'armée des pèlerins

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