‹ La rose blancheChapitre 3 sur 40 · IM III · texte numérisé non relu

IM III

eût eu fort à faire poursout» :

le premier choc de cette avant-gardr

nemie.

Un cavalier plutôt armé pour la que vêtu pour le \ qui sen..

avoir le commandement di arriva sur le front de son a\ s'adressant aux sentinelles opposée!

un bref et provoquant dédain :

— Qu'est cela? dit-il en fira quoi ne passe-t-on pas?

Les sentinelles, qui étaient Suiss»

fort entêtées, ne répondirent qu sanl la pique et en grommelant cert mots allemands.

— Ah! ah!... des chiens de murmura le cavalier. Quelque cade... Par le Dieu du ciel ! je \ faire voir que nous ne sonn Morat !

Et déjà il se retournait pour cou

à ses gens de forcer le passage, quand le marchand de laine, qui s'était approché et qui avait tout entendu, se jeta en avant, un rameau, non d'olivier, mais de sapin à la main.

— Eh! seigneur cavalier, s'écria-t-il en français aussi et du ton le plus lamentable, arrêtez un peu!... Ne voyez-vous pas que ces honnêtes Helvétiens ne comprennent pas votre langue?

L'homme d'armes s'arrêta en effet.

— Helvétiens ou diables, répliqua-t-il, quiconque s'exprime à l'aide d'une pique en arrêt se fait suffisamment comprendre, et nous leur montrerons notre intelligence de ce dialecte. Rangez-vous donc, brave homme, et laissez-nous leur passer sur le ventre.

— Mais, monsieur, c'est dans votre intérêt qu'ils vous arrêtent.

— Comment cela?

!. V MU II v

— Le chemi

lanche; c'est ce qui nous a arrêtés D<

mûmes. Moi, je suis AngU

tout Suisse; je parle fra

amour pour cette bell»

pour les besoins (i

je parle aussi allemand,

mettez, j'expliquerai à ces sei^

Berne tout ce qu'il

de leur transmet! i

— Passage! voilà tout, .lit le cava!

passage, ne fût-ce que pour aller

y a ou non quelque machination, embûche.

— Se défie-t-on de moi? inl le marchand avec aigreur; dv cherche à pacifier?... Au reste, faites comme vous l'entendrez ; je i

bon de m'interposer... Je voyage en • lité de sujet anglais : tout ce qui vera de mal, mon pays

pour le payer, assez fort pour le venger. Faites !

En parlant ainsi, le marchand s'était croisé les bras avec un essoufflement qui affectait la majesté. Il voyait du coin de l'œil, non sans une satisfaction vive, l'hésitation du terrible homme d'armes.

De leur côté, les Suisses, cloués sur place comme des pieux auxquels on aurait adapté des lances, persévéraient, immuables, dans leur démonstration hostile, et derrière eux, le gros de leur caravane essayait de les calmer en leur répétant à l'oreille que trop de zèle n'aboutirait qu'à un égorgement général ; quelques-uns même criaient de tous leurs poumons qu'ils étaient braves gens, inoffensifs et irréprochables.

— Alors, dit le cavalier, que signifie ce feu sinistre dont nous voyons les éclairs rouges sur la roche? »

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