‹ La rose blancheChapitre 33 sur 40 · M H I II · texte numérisé non relu

M H I II

tan

roses. Los guirlandes

0 escaladent ses longues murailles; des cygnes vogii M sgrandes s d'eau moirée. C'est la maison <lu repos, de l'oubli, Ceux qui l'Ii.n

sans bruil plutôt qu'ils ne mai dans ses allées ombreuses,

temps de gu<i reste.

Les remparts sont opaques; un cfear y roulerait comme sur <

est baissée la nuit; u:

fonde et noire dort dans les fossés. On voit les casques surmont»' pique

reluire aux rayons de la lu:

.->aux. Dermondsey, défends par «ne

midi es, et

I toute une armée que le ai VII

LA ROSE BLANCHK

a mise dans Bermondsey pour y garder la reine douairière depuis qu'un rejeton d'York a été signalé à l'Angleterre.

Une armée, c'est beaucoup, et pourtant c'est peu si Ton considère le genre d'ennemi qu'il s'agit d'éloigner des murs. Cet ennemi invisible, insaisissable , c'est un souffle venu du dehors ; c'est un bruit intelligible seulement à l'oreille d'une mère ; c'est la nouvelle que Richard existe, qu'il avance, qu'il entraîne les populations autour de son cheval de guerre. Des soldats sauront-ils l'empêcher de passer par-dessus les murailles, cette rumeur aérienne qui court avec le vent? sauront-ils également renfermer à Bermondsey les vœux et les soupirs d'Elisabeth, qui s'élancent de cette prison vers les plaines où vit et combat Richard?

En attendant, ce malheureux fils tant désiré, tant appelé, franchit ardemment

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à son prince. Ses émissaires montagn êpro» issenl

res difficultés, scrcnseigie

adopté, les nouvelles n

ce à l'arriere-garde. Les

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.>•• en m rine, lesresN ïité renaît, l'espoir ranimerait l'ai;

un ver impitoyable ronge un à un c<

jetons précieux du bonheur. Susannah veille, elle verse incessamment du poison sur la blessure mal cicatrisée; elle accuse sans rtlâclie Richard de félonie et d'imposture. Soit que sa haine résulte d'une conviction naturelle, soit qu'une influence secrète la couve et l'alimente, il y a dans chaque pensée , dans chaque parole de cette femme fanatisée, un élan pernicieux contre Richard. C'est elle qui éteint dans le regard de Catherine l'indulgence et le pardon, elle qui lui conseille de rompre avec un lâche amour. Elle fait plus : elle lui propose de fuir, de se dérober à l'escorte ou de la corrompre. Elle se chargera de tout. Elle saura trouver des chemins secrets qui conduisent à la mer. Elle ramènera sa Catherine soit en Ecosse près du roi Jacques, soit en Flandre près de la bonne duchesse, qui attend sa filleule et la protégera.

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igné si la

dang» m qui ■

— On te trompe, muni fille; on ne te conduit pas I

ne s'ouvrirait pas

la poignée d'Ecossais que

l'imposteur trouverait

61 le châtiment de son n Non, tu i ager les <

les crimes du faux York. « serve

l'honneur de parer se- Il t < m-

mene, tu es son unique trophée. « 11 l'a ut croire, dira-t-il,qm

nue fille dltaUey, noe Cordon, une alliée des MM qui

m'appelle son soigneur et niait:

mon enfant, fuis ce malheur ! fuis cette honte ! cède à mes conseils. Sache distinguer ta véritable amie, ta'nourrice, ta mère, de ces misérables ambitieux qui font de toi leur jouet et leur bouclier.

Mais, à ces paroles amères, à ces exhortations furieuses, Catherine opposait seulement un refus et des larmes. Susannah, mal combattue, s'excitait ellemême à tenter un victorieux effort, et se cherchait des appuis.

Une nuit qu'on marchait vite, par un temps pluvieux et sombre, Catherine crut s'apercevoir que ses gardes écossais suivaient plus lentement que de coutume, et qu'au lieu de se tenir à portée du corps de cavaliers commandé par Richard, ils coupaient obliquement la plaine vers la gauche. Derrière elle, Susannah, enveloppée dans son plaid, se concertait avec les montagnards par des colloques fré-

i« l \ ROSI il tiill

prèi 'l'i; sa no lui m part de «es m

8oa marche ndrie était tracée d'a\ les ordres du chef. Catherine s< d'abord de c«

Bodant pi le pas sonore des chevaux de EUclui

qu'elle se souvenait <l matin, elle s'arrêta, et sannah, qui passait outre remarquer le trouble de sa

— Nous nous égar< la Leigh, qui devrait être à dix 1,

route. Où sommes-nous ?

— Milady, tu es dans la bonne route, répliqua sentencieusement Susannah.

Mais ce n'était plus des sentences qu'il fallait à Catherine.

— Pas d'équivoque, s'écria-t-elle : où sommes-nous ? Réponds ! Tu te tais. Répondez, Georges ! répondez, Mac-Frye !

répondez !

Les montagnards ainsi interpellés baissèrent les yeux, après avoir solicité d'un regard l'aide de Susannah toujours muette.

— J'ai interrogé, dit Catherine avec dignité; j'ai commandé. M'obéit-on ici, ou suis-je trahie?

— Tu es notre duchesse, notre divinité! s'écria impétueusement l'Écossaise, et nous voulons tous te sauver en dépit de toi-même. Allons, suis tes fidèles Écossais; on te conduit au port de salut.

Mais ces paroles rassurantes avaient poussé au comble la terreur de Catherine.

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i sentait le piège* 1

Baonill p:ir N su :

— Où est le duc

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— Quel dur

— Mon époux, écria ■

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— Alloi d*OM v« 16 aux cavaliers qui

pren-

— Trahison !... inramic ! s'« fherine. c >li ! !

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— Ne criez pas, maîtresse, dit l'un d'eux d'une voix suppliante.

•— Maîtresse, c'est pour vous sauver, dit un autre.

— Malheureux ! dit Catherine, je vous croyais loyaux et généreux, je vous croyais mes amis, et vous me déshonorez. Quoi î vous souffririez qu'on m'accusât de félonie, de lâcheté? Quoi ! j'ai promis à Richard, à lord Kildare de les suivre, et vous me forceriez de manquer à ma parole?

— Nous te forcerons à quitter la cause du mensonge et de la rébellion, dit Susannah, inexorable dans son fanatisme.

Et elle s'avança pour prendre les rênes du cheval, que Catherine essayait de tourner en arrière; mais l'un des cavaliers lui arrêta la main.

— Non, Susannali, dit-il ; la maîtresse sait ce qu'elle veut. Elle commande, et nous obéissons. Tu nous as trompés, Su-

la maîtresse. Qu

voudrez. 0 ivtitpersi

duc,

in mtae

de parcourir. !

«s et aux menaces de Sasannth.

La cara il ses

propres traces, dévorait le terrain. C

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isannah. IVut-rtn- la boa) Iiait-rllc - ; [Miit-."l

avait-il faibli.

t*appel.

Catherine, qui avait conservé contre sa nourrice un ressentiment proportionné à l'offense, ne s'occupa point d'elle avant le moment où on l'avertit de sa disparition. L'idée ne lui vint pas alors que l'absence de Susannah pût se prolonger, et, dans la crainte de la rendre suspecte à Richard et à lord Kildare, elle ne leur fit point savoir l'événement de la nuit. Aux questions qui lui furent adressées à ce sujet, elle répondit que ses Écossais, la voyant fatiguée, avaient fait halte pour lui laisser quelques heures de repos. Ceux-ci se gardèrent bien de démentir leur maîtresse, qui les justifiait avant le soupçon, et le voyage se poursuivit vers Bermondsey sans que Richard eût appris l'horrible malheur dont la haine de Susannah l'avait menacé, dont l'avait sauvé l'amour de Catherine.

Seulement, l'Écossaise, que sa maîtresse

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