‹ La rose chez les différents peuples, anciens et modernes; description, culture et propriété des rosesChapitre 2 sur 79 · GARDEN · texte numérisé non relu

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tention en la ramenant souvent sur des objets qui se présentent chaque fois avec de nouveaux charmes.

Les dames, surtout, accueilleront toujours avec indulgence un ouvrage consacré à l’histoire des fleurs.

En retracant les agréments des favorites de Flore, c’est adresser un Hommage aux femmes, et faire leur apologie, puisqu'on ne peut louer les unes sans parler des autres, et que les fleurs ont été, de tout temps, destinées à exprimer fille choses flatteuses.

Au sein d'une fleur, tour à tour

Une heurense image est placée ; Dans un myrte on croit voir l'Amour, Du souvenir dans la pensée ;

La paix se peint dans Folivier ; L'espoir dans Piris demi-elose ;

La victioire dans un laurier ;

Une fenime dans une rose,

pUPATY,

Le culte des fleurs est universel :

l'homme sauvage et l’homme civilisé éprouvent le même sentiment

d'admiration à l'aspect d’un beau végétal; tous les rangs apportent un empressement égal à cultiver un plus ou moins grand nombre de fleurs; et lorsque le superbe hortensia décore la terrasse du palais, le modeste basilic orne la fenêtre de l'artisan.

Le délassement le plus doux de l'enfance est de tresser des couronnes avec les fleurs qui émaillent la prairie, ou qui croissent solitaires sous l’ombrage des bois. L'amant timide exprime ses premiers feux par l'hommage de ses bouquets; la beauté naïve abandonne à l’objet aimé les fleurs que ses mains dérobérent au gazon, et qui parérent son front ou se fanérentsur son sein. La vieillesse aussi sourit aux fleurs, et souvent sa dernière priére est pour qu’on en répande sur sa tombe.

L'amour que l’homme a pour les fleurs remonte à sa création, et cé

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penchant n’a rien perdu de sa vivacité.

Dès que l'homme eut soumis les champs à la culture,

. D'un heureux coin de terre il soigna la parure;

à Et, plus près de ses yeux, il rangea sous ses lois

É Des arbres favoris et des fleurs de son choix.

# Du simple Aleinoüs le luxe encor rustique Décorait un verger. D’un art plus magnifique, Babylone éleva des jardins dans les airs.

Quand Rome au monde entier eut envoyé des fers, \ Les vainqueurs, dans les parcs, ornés par la victoire, : Allaient calmer leur foudre et reposer leur gloire. La sagesse autrefois habitait les jardins, Et d’un air plus riant instruisait les humains. Et lorsque l’on offrait un élisée aux sages, Ftait-ce des palais? C'étaient de verts bocages. C’étaient des prés fleuris, séjour des doux loisirs, Où d’une longne paix ils goûtaient les plaisirs.

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