‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 102 sur 391 · Hist. natur., lib. XXI, cap · texte numérisé non relu

Hist. natur., lib. XXI, cap

4. Domitien était né le 9 des calendes de novembre ou le 24 octobre.

LA ROSE DANS l’aNCIEN ORIENT.

milieu de l’hiver, — leurs messagers furent surpris de trouver dans Rome ces roses qu’ils croyaient propres à leur pays, et le poète termine son récit en invitant ironiquement les habitants des bords du Nil à envoyer leurs moissons aux Romains, et à accepter leurs roses en retour.

L’Égypte, si elle continua d’envoyer ses blés à Rome, n’eut pas à lui demander de roses précoces ou tardives ; son climat privilégié lui permettait d’en avoir avec moins d'efforts quel’Italie et elle suffit toujours à en fournir au luxe croissant de ses habitants et de ses princes. Une anecdote rapportée par Athénée1 montre à quel point ces derniers avaient poussé le goût et la passion des roses. Cléopâtre, étant allée à la rencontre d’Antoine en Cilicie, lui donna pendant plusieurs jours des fêtes d’une magnificence royale ; le quatrième elle poussa même la somptuosité jusqu’à faire rassembler pour un talent2 de roses, et elle fit couvrir de ces fleurs, que retenaient des réseaux très fins, le pavé des salles du palais jusqu’à la hauteur d’une coudée.

La fleur pour laquelle un souverain de l’Égypte faisait des dépenses aussi énormes avait dû prendre dans la culture de ce pays une importance considérable : elle y figurait maintenant au premier rang, comme en Italie et en Grèce, parmi les fleurs employées pour faire les couronnes ; elle passait avant le lotus, si recherché autrefois, et quand ce

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