‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 101 sur 391 · Epitome, lib. II, cap. 8. (Gap. 24, éd. K. Halm · texte numérisé non relu

Epitome, lib. II, cap. 8. (Gap. 24, éd. K. Halm

LA ROSR DANS l’aNTIQÜITÉ.

ne prélevait pas la dîme, parce que, pour préserver les roses, 1 entrée n en était permise a personne*. D après le 1 almud, avant la destruction de Jérusalem par les Romains, l’époux portait une couronne de roses, de myrte ou d’olivier.1 2 3

La culture de la rose se répandit en Egypte, où cet arbuste est exotique, peut-être après la conquête perse, et elle y prit sous les Ptolémées une grande extension ; les roses de ce pays devinrent célèbres ; c’est de là, au rapport de Pline11, qu’on en faisait venir à Rome pendant l’hiver, avant qu’on eût trouvé en Italie le moyen d’obtenir des roses dans cette saison. Cette découverte ne fut faite qu’au premier siècle de notre ère; aussi, comme le raconte Martial dans une épigramme que j’ai citée plus haut, quand les habitantS( de l’Egypte, qui l’ignoraient, crurent offrir à Domitien un présent digne de lui, en lui envoyant, à l’occasion de sa fête, des roses à l’automne4, — Martial, par une licence poétique, dit au

1. Joli. Henr. Otho, Lexicon rabbin, philol., p. 302, ap. Schleiden, Die Rose, p. 31.

2. Sponsi corona crat sive rosca, sive myrtea, sive oleaginea. Joli. Selden, Uxor liebraica sen De nuptiis et divortiis libri très. Londini, 1616, in-4, lib. II, cap. 15.

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