‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 104 sur 391 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LA ROSE DANS LA PHARMACOPEE

La rose n’était pas seulement recherchée des Anciens pour l’usage qu’on en faisait dans les diverses cérémonies du culte et dans les banquets, elle l’était encore h cause des propriétés médicinales ou magiques qu’on lui attribuait, ainsi que pour les produits qu’on en retirait ou qu elle servait à préparer. L’emploi qu’on en faisait dans les banquets tenait d’ailleurs en partie h certaines vertus réfrigérantes qu’on lui supposait ; comme telle, elle passait pour combattre l’ivresse"' et pour calmer les maux de tête qu’elle cause1 2. Mais on lui reconnaissait des propriétés bien autrement puissantes ; pouvait-il en être autrement avec l’origine surnaturelle qu’on lui attribuait ?

Telles sont les vertus dont jouit cette fleur dans Y Ane de Lucien et dans les Métamorphoses d’Apulée. Lucius, héros de ce roman étrange, changé en âne par des pratiques magiques, ne peut recouvrer sa

1. 'Fuxxtxôv os èaxt Suvapst. Plutarque, Symposiaca, lib. III, probl. I, 3, 16.

2. 'O xtûv pdStov (axE^avo;) syst x't xsçaXaVaç xaprjYoptxov 7tpô; t (T) xal sp.il/uy Etv. Athénée, Deipnosoph. , lib. XV, cap. 18, 676.

Joret. La Rose. 9

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