‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 165 sur 391 · Der Diwan von Hafis, vol. II, p. 405, XXXVIII, v · texte numérisé non relu

Der Diwan von Hafis, vol. II, p. 405, XXXVIII, v

Ü. Der Diwan von Hafis , vol. II, p. 110, I, v. 1-2.

LA II O S H AU MO Vil N AO K.

fait entendre, chose rare chez lui, un accent sincère et profond 1 2 :

J'ai salué au matin la plaine couverte de perles de rosée ; la nature de son sourire faisait par myriades éclore les roses. Alors j’ai entendu les douces plaintes du rossignol. Elles révélaient les tourments que son cœur éprouve... O rossignol, ton chagrin, que je le comprends bien ; pour nous deux l’amour n’est que peine .

Quoi de plus gracieux encore que ces vers, qu’on prendrait pour une épigramme de l’anthologie grecque1 :

Sache-le, ô rose, il ne te sied pas d'être si lière de ta beauté, que dans ton orgueil tu ne daignes même pas t’informer du triste rossignol.

Cette note attristée et résignée à la fois se retrouve avec le même charme dans les deux ghazels suivants :

Ecoutez, le rossignol chante de nouveau dans les branches des cyprès ; qu'un œil malveillant n'ose point regarder la rose ! Rose, dans l'ivresse du bonheur d'être une sultane de beauté, ne t’éloigne pas si fièrement des pauvres rossignols3.

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