‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 164 sur 391 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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onol et de la rose. Comment se méprendre sur le sens qu’il y attache, quand, à la fin d’un de ses ohazels, il s’écrie : « Viens et sois une rose pour le

rossignol ? »

Le poète anacréontiqne revient sans cesse sur cette fiction, à laquelle il doit peut-être ses plus beaux vers :

Plains-toi, plains-toi, Bulbul, s ecrie-t-il dans un de ses ghazels *, si tu es mon ami ; tous deux nous sommes épris, la plainte nous sied. »

Et dans un autre ghazel1 2 :

De bonne heure, je suis allé dans mon jardin pour cueillir des roses ; la voix du rossignol est venue frapper mes oreilles. Ah ! l’infortuné est comme moi épris des roses, aussi pleure-t-il en accents plaintifs dans le bocage.

Et ailleurs encore 3 :

Séduit par le parfum des roses, de grand matin je suis allé dans leurs bosquets, pour calmer, semblable au rossignol, ma tête enivrée. D'un œil fixe j’ai regardé face à face et dans les yeux la rose qui à l’aube brillait comme une lampe. Elle était fière et de sa beauté et de sa jeunesse, parce que le rossignol est tout à elle.

Jamais Idafiz n’a été mieux inspiré que par cette fiction ; qu’on en juge par le ghazel suivant, où se

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