CHAPITRE III
La rose avait été trop intimement mêlée aux pratiques du paganisme, elle avait joué un rôle trop considérable dans ce que la vie des anciens avait de plus profane, pour n’avoir pas été tout d’abord suspecte au christianisme ; elle fut proscrite aussi par les premiers docteurs de l’Eglise. Tertullien, en blâmant l’emploi des couronnes1 condamnait par là même l’usage des roses ; Clément d’Alexandrie proscrivait également l’emploi des couronnes de fleurs, en particulier de roses et de lis, ainsi que l’usage des parfums2. Prudence se vante de ne se servir, dans ses repas, ni de roses, ni d’aromates3, et il félicite sainte Eulalie d’avoir toujours dédaigné et méprisé
1. « Neminem dico fidelium coronam capite nosse alias extra tempus tentationis. » De corona, cap. h, éd. Migne, vol. II, p. 77.
2. Où y*P âppùotov po'owv xxXuçiv, lot;, zptvotç, t\ aXXoi; xtal -otoùtot; av0sc7! y a’TT]v "jy.xÇeaOat zojij.aatt/'.rjv. Paedagogus , lib. II, cap. 8 (78).