‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 174 sur 391 · Hic mihi nulla rosae spolia · texte numérisé non relu

Hic mihi nulla rosae spolia

Nullus aromate fragrat odor.

Cathemerinon, Hymnus ante cibum, v. 21-22.

LA ItOSH AU MOYEN AGE,

les couronnes de roses, aussi bien que les ornements d’ambre et les colliers d’or1.

Mais cette opposition prit fin avec le spectacle des excès auxquels la rose avait été associée. Merveille du règne végétal, cette fleur devait bientôt, avec toutes les autres, prendre place dans le culte qu’on rendait au Créateur et aux saints ; les poètes de la religion nouvelle la chantèrent comme l’avaient fait autrefois ceux du paganisme ; le mysticisme chrétien lui attribua une signification symbolique et elle en devint un des emblèmes les plus chers.

Parure de la terre, la rose ne pouvait manquer dans le Paradis terrestre ; elle y figure au premier rang avec le lis dans toutes les descriptions que nous en ont données les écrivains du moyen âge. Mais, par une conception qui rappelle une des traditions du Bundehesch2, saint Basile3 et saint Ambroise4 5 ont supposé qu elle était alors sans épines .

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