Plurima lecta rosa est. Fast., lib. IV, v
LA nosp. DANS l’aNTIQUÏTÉ.
duisit une variété recherchée pour son exquis parfum b
C est peut-être de cette dernière contrée, que la rose, si elle n’y (ut pas directement importée d Orient, fut transplantée en Égypte; inconnue dans ce pays, nous l’avons vu, à l’époque des Pharaons, on l’y trouve cultivée sous les Ptolémées ; la région d’Arsinoé — le Fayoum actuel — devint célèbre par les roses qu’elle produisait. On la rencontre aussi maintenant en Syrie, où elle était inconnue avant l’invasion babylonienne, et elle va prendre place dans la littérature juive, qui l’avait ignorée jusque-là.
C’est au moment où la rose apparaît ainsi dans toutes les provinces de la Grèce ou de l’Orient hellénisé que Théophraste a, le premier, fait connaître la culture de cette (leur charmante.
La rose, dit-il2, vient de graine. Puis, après avoir décrit le fruit de ce précieux arbuste, il ajoute : Mais, comme ce moyen de propagation est trop lent, on la reproduit plutôt par bouture. Taillée et passée au feu, elle donne des fleurs plus belles. Quand on la laisse intacte et qu'on l'abandonne à elle-même, elle se développe outre mesure et retourne à l'état sauvage. Il importe aussi de transplanter souvent les pieds de rosier; c'est le moyen, dit-on, de leur faire porter de plus belles fleurs.
C’est peu ; ces préceptes cependant n’ont guère
1. « Cyrenis odoratissima est », dit Pline llfist. natur., lib. XXI, cap. 10(4), 5), en traduisant Théophraste.