Pline, Hist. natur. lib. XXI, cap
Joret. La Rose.
LA ltOSH DANS l'aNTIQUITÉ.
Tusculum1. Plus tard les roses de Milan aussi furent célèbres 2, comme l’étaient dès longtemps celles de Malte3. Poursuivant sa marche vers l’Occident, la rose pénétra à son tour en Espagne, où Carthagène fut renommée pour l’espèce qu’on y cultivait4, en Gaule, où Ausone la chantera, dans la Grande Bretagne même5 6.
Les écrivains latins ont laissé les témoignages les plus formels des progrès faits par la culture de la rose depuis la fin de la République, ainsi que les renseignements les plus curieux sur les soins dont elle était l’objet. Varron déjà recommandait de s’y livrer dans la campagne romaine0. Virgile n’a point oublié de faire cultiver les roses par son vieillard de Tarente7. Columelle prescrit à l’homme des champs de planter dans son jardin cette fleur dont « la couleur est l’image de la pudeur rougissante 8 » ; il veut qu’au printemps elle « élargisse le jonc tordu de ses corbeilles », afin qu’il revienne de la ville, où il l’aura portée, ses poches chargées