‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 280 sur 391 · Est rosa flos Veneris, cujus quo furta laterent · texte numérisé non relu

Est rosa flos Veneris, cujus quo furta laterent

Ilarpocrati matris dona dicavit amor.

Inde rosam mensis hospes suspendit amicis,

Convivae ut sub ea dicta tacenda sciant.

LA IlOSE AU MOYEN AGE.

convives. (Dit) « sous la rose », — sub rasa, muter der liosen, — est une expression familière aux écrivains allemands du xvc et du xvi° siècle, équivalente de « dit sous le sceau du secret1 2 ». Murner, entre autres, l’a employée, en l’expliquant, comme si elle était encore peu connue de son temps : .« Dis-le, remarcjue-t-il*, sous la rose ou sous le sceau de la confession. »

On ne se borna pas à répéter cette sentence, on l’inscrivit au plafond de la salle des festins3; on v peignit également ou sculpta une rose4 5. On trouve aussi sur des verres à boire antiques cette autre sentence qui n’est que le développement de la première : « Que tout ce que nous disons ici reste sous la rose0. » Par une raison analogue, on a représenté une rose au plafond de la salle des délibérations de certains hôtels de ville ; on la voit encore sur la porte

1. « Die rose bezeichnet nicht sowohl das urtheil, als die heimlichkeit und stille des gerichts. » Jacob Grimm, Deutsche Rechtsalterthümer. Gôttingen, 1854, in-8, p. 941.

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