‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 282 sur 391 · Was wir ail hier thun kosen · texte numérisé non relu

Was wir ail hier thun kosen

Das bleibe unter der Rosen.

de quelques vieux confessionnaux, dans les églises allemandes1.

Aux légendes de la rose se rattache le mythe slave des Rusalky. Le mot Bosalia avait pénétré chez les populations à moitié romanisées de l’ancienne Macédoine et de la Thrace. On le rencontre dans une inscription découverte par M. Ileuzey à Draina, près Philippes2. Cette ville avait, de temps immémorial, été un des sanctuaires du culte de Bacchus. Deux habitants de Drama lèguent aux thiases de ce dieu — Liber Pater Tasibastenas, comme il est appelé d’un surnom local — , une somme d’argent dont le revenu devait être employé à faire chaque année sur leur tombeau une offrande de roses — rosa/ia — et un repas funèbre. Ce monument précieux nous montre à la fois le vocable rosalia porté dans la péninsule hellénique et les offrandes de roses qu’il désigne mêlées au culte de Bacchus3.

Mais le sens que l’on trouve encore ici attribué au mot rosalia se perdit peu à peu et ce mot ne désigna bientôt plus que celui de fêtes où figuraient les

1. Stieglitz , Altdeulsche Raakunst, p. 184, ap. Schleiden,p. 191.

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