Revue archéologique , juin 1865, vol. XI, p
3. Cf. Tomaschck, Ueber Brurnalia und Rosalia. (Silzungsbericlite der philos .-historischen Klasse der hais. Akademie der Wissenschaften. Vol. IX, an. 1868, p. 370.)
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roses; il devint ainsi l’équivalent de l’expression « jour des roses » — r, r^j.ipy. twv picon — que Jean de Gaza', au vin siècle, a chanté comme la fête de la joie et du printemps. C’est avec cette signification que furent adoptées les rosa/ia , transformées en rousalia par les tribus slaves, qui s’installèrent au nord de la péninsule hellénique, et peu à peu par tous les peuples de la même race. Miklosich* en a constaté la présence successive au nord de l’Albanie, chez les Roumènes, les Slovènes et les Serbes, puis chez les Russes blancs et les petits Russiens, les Iiuthènes, les Slovaques et même chez les Lithuaniens.
A la fin du xn° siècle, époque où, pour la première fois, Théodore Balsamon en a signalé l’existence, les Rousalia, par une coutume païenne, se célébraient dans les campagnes après la Pâque3; au commencement du xme siècle elles avaient lieu le dimanche qui suit la Pentecôte et, d’après le témoignage de Démétrios Chomatianos, archevêque d'Achrida4, elles étaient accompagnées de réjouissances, de danses et de représentations scéniques. On voit que, si l’époque où l’on célébrait les Rousalia semble les rattacher, comme l’a voulu Miklosich, à la fête
1. Poetae lyrici qracci, cd. Th. Bergk, vol. III. p- 1082. n°s 4 et o.
2. « Die Rusalien. » (Sitzungsberichte der kaiser. Akademie der Wissenscliaften , vol. XL VI, an. 1861, p. 389 et suiv.)