Li contes de la rose, v. 343-51. (Les dits et contes de
LA ROSE DANS LA POESIE
Rose est sor toutes Hors la fine Et la rousée qui l'afine Quant nature de tans l’esclot,
Les fuelles rousée les clôt Et joint ensamble, et si les garde Si em biauté quant on l’esgarde Que trop li fait grâce aquellir Et trop plaist la rose a quellir Por la biauté de la coulour.
Le plus souvent les poètes français ou allemands se sont bornés à célébrer, sans la décrire, la beauté de la rose, beauté qui leur paraît surtout admirable, quand cette fleur est couverte de rosée :
En mai la rosée que nest la flor Que la rose est belle au point du jour !
s’écrie Guillaume de Champagne1. Et Reinbot de Durnen 2 :
La rose humide de rosée resplendit comme une lumière, quand le doux éclat du soleil vient l’éclairer.
Même sentiment d’admiration, mais plus motivé, chez Wolfram d’Eschenbach .
Beaudoin et de Jean de Condé, éd. A. Scheler. Bruxelles, 1866, in-8, vol. I, p. 145).