Flos de spinis spina carens, Spina sumus cruentati
Flos spineti gloria. Sed tu spina nescia.
Nos spinetum, nos peccati In Assumptione, str. 2.
3. Girolamo, ap. Nie. Tommaseo, Dizionario délia lingua italiana , s. v. rosa.
4. « L’espine, dit Pierius Valerian. a environné la rose comme représentant le miroir de la vie humaine, en lacpielle ce qui est doux et gracieux aigrit et devient amer, estant atteint des aguillons de sang et fascherie. » Commentaires hiéroglyphiques ou images des choses. Lyon, 1576, in-fol., p. 495.
LA HOSE DANS LA POESIE
poursuivent l’amie du poète aux épines qui entourent la rose
Aussi comme la rose nest Entre poingmanz espines, est Gele qui de mon cuer est dame Entre les mesdisanz, qui blasme Li porchacent a lor pooir.
C’est dans le même sens que Pétrarque appelle Laure une « blanche rose née entre de dures épines »1 2 3 4.
Un de nos vieux poètes voulant montrer que le plaisir et la douleur sont souvent inséparables, s’écrie :
Li rosiers est poingnauz et s’est souef la rose.
Et la locution « il n’y a pas de roses sans épines »\ qui exprime la même pensée, se rencontre sous des formes diverses dans toutes les langues. Tel est le proverbe italien 5 :
1. Bartsch, La langue et la littérature françaises, col. 603, v. 15-19.