Didron. op. laud., vol. XVII (1857), p
LA ItOSK AU MOYEN AGE.
affectent parfois une forme conventionnelle et ont un nombre variable de pétales, il n’est pas toujours facile de les distinguer du fleuron des monuments orientaux et grecs ou romains. Sont-ee des roses véritables, par exemple, que ces fleurs à six ou cinq pétales sculptées sur un chapiteau et un pilastre de l’église de Tyr, construite par l’évêque Paulin, chapiteaux transportés par les Vénitiens sur la place Saint-Marc?1 Il est difficile de le dire, comme de beaucoup d’autres ornements de ce genre, appelés indifféremment roses, rosettes ou rosaces.
On voit une de ces roses à six pétales sur un chapiteau de l’église Saint-Laurent de Rome2; des rosettes à cinq pétales ont été sculptées sur les fonts baptismaux de l’église de Bercy et sur un autel d’Asti ; il y a aussi des roses, mais à six feuilles, sur la façade du palais bâti par les Visconti à Pavie, ainsi qu’aux chapiteaux d’une vieille maison à Saint- Yrieix3. Il semble également qu’il y en ait deux à l’un des chapiteaux en marbre de la nef de l 'ancienne éedise de Montmartre4 5. Au-dessus de l'entrée de la
tour de Ruprecht, dans la grande cour du château de Heidelberg, on voit, supportée par deux anges, une couronne de roses entrelacées de feuillage4.
1. Albert Lenoir, Architecture monastique. Paris, 1852, in-4. vol. I, p. 363 et 371.