Statistique monumentale de Paris, vol. II, pl. ix
5. E. L. Stieglitz, Von altdeulscher Baukunst. Leipzig. 1820. in- 4, p. 184. — Baedeker, Süd-Deutschland, p. 18
LA ROSE DANS LART
On a dit parfois que les roses ainsi ouvrées sur les monuments étaient un emblème maçonnique, celles que l’on voit dans chacun des quatre angles de la croix placées sur la façade du Catholicon à Athènes1, ainsi que les roses sculptées à l’extrémité des deux bras, au sommet et au milieu de quelques vieilles croix, telles qu’était celle de l’ancien cimetière des Innocents2, sont bien, elles, le symbole religieux, auquel les écrivains mystiques ont si souvent comparé le sang divin du Sauveur3 4 5.
On rencontre également, mais comme simple motif de décoration, des roses sur les dallages d’anciens monuments ; telles sont, par exemple, les rosaces vert-olive, qu'on voit, au milieu de rosettes rouges*, sur celui de la chapelle Saint-Pellegrin à l’abbaye de Saint-Denis. Ce ne sont là que des figures de convention ; la dalle tumulaire de Jean Disse, chanoine de Notre-Dame de Noyon, aujourd’hui au Musée de l’Ecole des Beaux-Arts, nous ramène à l’imitation de la véritable nature. A gauche de ce personnage se dresse, sorti de la gueule d’un dragon qu’il foule aux pieds, un rosier avec ses boutons, ses fruits et ses feuilles3.