Fr. Michel, op. laucL., vol. II, p
3. Inventaire des joyaux d’or et d argent de Philippe le Bon , n° 4262. (Léon de Laborde, Les ducs de Bourgogne, etc., vol. II, p. 268).
LA ROSE DANS L ART
rousres1. Des roses avec des raisins forment aussi
l’encadrement des belles tapisseries qui ornent le chœur de l’église métropolitaine d’Aix2 3 4 5.
Comme dans l’enluminure, la peinture et la tapisserie, la rose fut employée dans la décoration des émaux, mais elle y a le plus souvent ce caractère conventionnel que nous avons rencontré parfois dans la sculpture; simple d’ordinaire et avec un nombre variable de pétales, elle n’y est aussi bien souvent que de petites dimensions: c’est une « rosette ». C’est ainsi qu’on la rencontre sur un grand nombre de joyaux du duc d’Anjou1 et de Charles ’VL L’aiguière d’argent qui porte le n° 430 dans l’Inventaire de Louis d’Anjou, par exemple, avait, au dedans émaillé du couvercle, une « rose de trois feuilles vermeilles et trois vertes avec le milieu jaune ». Sur le pied d’une croix d’or « à trois marches », que possédait Charles Vb, on voyait des « rozettes esmaillées de rouge cler ». Le couteau du n° 2732 avait aussi un manche d’émail « à roses vermeilles et blanches».
On rencontre également la rose dans l’ornemen-
1. Nos 1, 3, 5 et pl. i et in. Cf. Müntz, La tapisserie, Paris, s. d., in-8.
2. Ces tapisseries, faites en 1511, représentent les principaux épisodes de la vie du Christ ; elles passent pour avoir appartenu à l'église Saint-Paul de Londres. F(auris d(e) S(aint) V(incens), Mémoire sur la tapisserie du chœur de l’église cathédrale d’Aix, Aix, 1816, in-8.
3. Inventaire du duc d’Anjou, nos 137, 140, 350, 391, 431, 432, 506, etc.