‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 379 sur 391 · LA II O S H AIJ MOYEN AC · texte numérisé non relu

LA II O S H AIJ MOYEN AC

d’hui encore, d;ins l’IIindoustan, c'est, avec quelques grains d’un médicament mystérieux, le zaharmora (contrepoison), qu’on y dissout, presque le seul remède qu’on emploie contre le choléra1. Mêlée avec de la poudre et du sucre de roses, et concentrée au soleil, elle servait à oindre les gencives. On la prenait en boisson dans les syncopes et les affections du cœur; en collyre elle était excellente pour les yeux ; elle servait à composer des espèces de pommades pour la figure, à cause de la propriété qu elle avait d’assouplir la peau et de faire disparaître les éphélides de la face.

Elle passait en Orient pour avoir une vertu purificative. Quand Saladin se fut emparé de Jérusalem sur les Croisés en 1187, il fit laver avec de l'eau de roses les murailles et le parvis de la mosquée d'Omar, qui avait été transformée en église par les Chrétiens. Sanuto rapporte, par une exagération manifeste, que cinq cents chameaux furent nécessaires pour porter l’eau de roses employée en cette occasion2 3. Bibars, quatrième sultan de la dynastie des Mamelouks-Baharites, fit aussi laver, quand il la visita, la Kasbah de la Mekke avec de l’eau de roses a.

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