‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 383 sur 391 · Eoiseleur-Deslongcbamps, La rose, p · texte numérisé non relu

Eoiseleur-Deslongcbamps, La rose, p

LA II OS K Al MOV I. N A«K.

décoction de roses dans du vinaigre, dont on imbibe une éponge qu’on place sur « l’orifice de l’estomac ».

La rose était aussi employée seule; ses pétales desséchés, dit Platearius1, mis sous les narines, fortifient le cerveau ; contre la diarrhée cholériforme, il conseille aussi une décoction de roses dans de l’eau de pluie. Un cataplasme de pétales de roses préalablement bouillis était excellent, d’après lui encore, contre la rougeur des veux. Les étamines, que Platearius appelle anthères, déjà utilisées dans l’antiquité, ont été également employées par l’Ecole de Salerne. Elles passaient pour bonnes contre le flux de ventre et les vomissements. En décoction dans du vinaigre pur ou rosat, on s’en servait pour se gargariser, après l’extraction d’une dent. Réduites en poudre elles calmaient l’inflammation de la luette.

Si le moyen âge s’en tint aux propriétés attribuées à la rose par le Livre de simple médecine , les pharmacologues de la Renaissance devaient renchérir

encore sur l’importance médicale attribuée à la rose par le maître de l’École de Salerne. « Il n’est point de simple, remarque Rosenberg2, indigène ou exotique, qui soit plus utile, plus nécessaire et plus agréable. » « Il n’y en a point, ajoute-t-il. qui fournisse autant de remèdes, soit internes, soit externes.» « Elle est, dit un autre auteur3, la lumière et la richesse des pharmacies. »

Page 1