‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 391 sur 391 · I.A ItOSU AU MOYEN ACE · texte numérisé non relu

I.A ItOSU AU MOYEN ACE

de roses servait également dans la confection de certains desserts; on l’employait en particulier, dit-il, pour assaisonner les cerneaux. Il parle aussi de tartes aux prunes et à l’eau de roses1.

Chose surprenante, la rose, dont le parfum est si suave et si recherché, a été parfois un objet d’antipathie. D’après Michel Glykas2 3, qui se fait ici l’écho d’une croyance de l’antiquité, les vautours et les coléoptères fuient le parfum des roses. Il suffit aussi pour tuer les escargots, suivant le persan Enweri\ Des hommes eux-mêmes, dit-on, l’ont redouté; le cardinal Olivier Caraffa quittait Rome dans la saison des roses et allait s’enfermer dans son parc, voisin du Quirinal, afin d’éviter toute visite qui pût lui apporter l’odeur de ces fleurs. Quand le doge de Venise, Francesco Venerio, allait à l’église les jours de grandes fêtes, il avait soin d’en faire enlever les guirlandes de roses, dont l’odeur l’eût fait tomber sans connaissance4. Il arrivait au cardinal Henri de Cordoue, et à un dominicain de la famille des Barberigi de Venise, de tomber aussi sans connaissance lorsqu'ils sentaient et le dernier même quand il voyait de loin une rose5.

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