‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 58 sur 391 · I.A 1IOSE DANS l’aNTIQUITE · texte numérisé non relu

I.A 1IOSE DANS l’aNTIQUITE

Mais ce ne fut pas seulement à la lumière de l’Aurore ou des astres qu’on donna l’épithète de u rosée », on l’ attribua aussi aux diverses parties du corps humain et surtout du visage. La bouche, les lèvres, les joues, le front, le cou, la face tout entière furent « couleur de rose »; on le dit également des seins et des bras, de la main comme du pied. Sappho donne aux Grâces des bras1, Himère des pieds de rose2 3. Catulle parle du « sein de rose » de sa maîtresse1; il montre les bandelettes de neige qui ceignent le front de rose des Parques4 5, et il nous décrit les accents plaintifs sortant des lèvres rosées d’Attis '. Virgile6 7 comme son imitateur Silius Italicus , fait parler Vénus d’une « bouche de rose ». Il en est de même d’iris. Nous voyons aussi dans l’Enéide Vénus s’éloigner en détournant son cou ou sa face de rose8, et Lavinie déchirer, dans sa douleur, ses joues de

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