‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 57 sur 391 · Cœruleusque sinus roseis radialur alumnis · texte numérisé non relu

Cœruleusque sinus roseis radialur alumnis

De raptu Proserpinae, 11, v. i8 (Opéra. XMI.)

Le même poète nous montre 1 2 encore les coursiers du soleil, les freins écumants, « lançant par les narines des feux aux teintes de rose », ainsi que le Bélier céleste « à la corne de rose » qui ramène avec lui le fertile printemps3. Une couleur de rose est également attribuée par Stace à Lucifer, quand, au soir, il illumine les nuées de ses feux tardifs 3. Valérius Flaccus donne aussi à ce dernier des « ailes rosées4 5 ». Les nuages prennent de même cette couleur ', lorsque la rapide Iris les traverse. L’expression « lumière rosée6 7 », pour Stace, est synonyme d’Àurore, et Silius Italicus donne à l’Orient le nom de « levant couleur de rose »‘. L’auteur des Guerres puniques parle encore des « leux rosés » qui s’élèvent des répions de l’Aurore au milieu de l’azur du ciel8.

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