LA ROSE J) A N' S L* ANTIQUITÉ
lofera plus tard Hésiode1, le nom d’Aurore «aux doigts de rose » à la déesse du matin ; mais c’est là une comparaison poétique, empruntée peut-être à des souvenirs lointains, et qui, en tout cas, ne prouve pas que la rose était cultivée en Grèce du temps de ces poètes. Lorsque dans l’hymne à Déméter, ce monument vénérable du culte de cette déesse, vers le milieu du vne siècle2, le poète nous montre Perséphone cueillant avec les filles de l’Océan, dans une « belle prairie » d’ « aimables fleurs 3 4 5 » : « le doux safran, des iris, l’hyacinthe, des roses et des lis, admirables à voir, avec le narcisse, que la vaste terre venait de produire », pour séduire la jeune vierge, il nous présente un tableau de fantaisie, bien plus qu’il ne nous offre la peinture fidèle d'un jardin de son temps \
On en peut dire autant de la description que Moschus, à son imitation, a, trois siècles plus tard, faite des « prés fleuris », où eut lieu l’enlèvement d’Europe0.