Var. histor. lib. XIII, cap
LA il OS K DANS l’antiquité.
ôprit, aussitôt qu’il l’eut vue et il l’épousa. Je terminerai cette longue énumération en mentionnant Rhodogoune et Rhodogune, noms grecs de princesses perses1, qui traduisent sans doute ceux qu’ils portaient dans leur langue maternelle.
Tandis que les dérivés de rhodon, employés comme noms de femme, sont si nombreux, on en trouve assez peu, et cela se comprend, qui servent à désigner des hommes ; j’ai relevé les noms de Rhodippos, un athénien et un pythagoricien de Crotone ; Rhodiôn et plus souvent Rhodôn — notre Rosier, — Rhodoklès, qu’on rencontre dans plusieurs inscriptions 2. On peut citer encore Rhodopaeos et même Rhodopianos 3, ainsi peut-être que Rhodophôn4.
Le nom de la rose, si fréquent dans l’onomastique des Grecs, n’apparaît qu’exceptionnellement, au contraire, dans celle des Romains et seulement aux derniers temps de leur histoire. Ce n’est qu’à l’époque de la transformation du latin que les villes d’origine grecque comme la Rhodê ou Rhoda de la Tarragonnaise, changèrent leur nom en Rosa. Quant aux noms de personnes, tels que Rosa, Rosalia, tirés du radical qui sert à désigner la fleur du rosier.
1. W. Pape, op laud., s. v. Une Rhodogoune fut P épouse de Darius, fils d Hystape, et une autre, sœur de Phraate, épousa Démetrius A'icanor. Rhodogune était fille de Zopyre.