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CONSERVE DE CYNORRHODON CONFITURE DE ROSES

Le Code des Médicaments de 1819 donne la préparation suivante :

Pulpe des fruits d'églantier ou cynorrhodon........ 200 Sucre blanc cuit en consistance d’Electuaire....... 750

Mêlez exactement et faites selon l’art d’une Conserve.

Nous retrouvons cette même préparation dans le Formulaire Magistral de Bouchardat et Rathéry (1920).

Purée: cynorrhodone eme a 4e ere

SUBPRIMES RE Re

Elle figure souvent comme excipient pilulaire; Leclerc nous dit que le Cynorrhodon fournit une conserve très agréable ayant sensiblement les mêmes propriétés que la conserve de roses (26).

Le premier Formulaire des Hôpitaux Militaires, datant de 1704, donne la formule d’un opiat absorbant à base de cynorrhodon.

Lémery nous assure que la conserve de cynorrhodon est propre pour arrêter les cours de ventre, pour exciter l'urine; on s’en sert pour la gravelle; elle fortilie le cœur. La dose en est depuis un dragme jusqu'à six... et il ajoute : « Cette conserve est fort agréa- . ble au goût, sa qualité astringente vient de l’acide verd du cynor-

rhodon » (27).

Guillermeau la considère comme « très utile dans le flux hépatique » à la dose de 2 gros jusqu’à 1/2 once » (28).

DE CHESNEL donne le nom de Confiture de Rose à cette conserve de Cynorrhodon. Mais il ne faut pas oublier que les Turcs font actuellement une conliture de roses véritables, réputée aphro- disiaque (29).

LAIGNEL LAVASTINE dans son Histoire de la Médecine,

raconte l’anecdote suivante, dans laquelle la confiture de roses joue le rôle d’excipient médicamenteux. Il s'agit de Bourdelot, médecin de la Reine de Suède, qui, en 1695, absorba par suite de la négligence d’une domestique, un confiture de roses muscades, renfermant une forte dose d’opium; il faillit en mourir (30).

(26) H. LECLERC, Précis de Phytothérapie 1935, p. 95.

(27) LEMERY, Pharmacopée Universelle, p. 170.

(28) GUILLERMEAU, Histoire Naturelle de la Rose, Paris 1800.

(29) Cette confiture de roses figure encore journellement aux menus des restaurants orientaux de Paris.

(30) LAIGNEL-LAVASTINE, Histoire de la Médecine: p. 254,

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