‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 50 sur 56 · CA AT · texte numérisé non relu

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Le Codex actuel signale que dans les Tablettes de bicarbonate de soude on peut remplacer l'essence de menthe par l'essence de citron, de vanille ou de rose.

Voici une formule de « Pastilles de roses » assez différentes, mais qui ne sont déjà plus guère du domaine de la thérapeutique :

« Vous pilerez une livre de marc d’eau d’Ange en poudre, une bonne poignée de feuilles de roses, et de gomme d’Adraganth qui aura été détrempée avec de l'eau de rose ; lorsque la pâte sera formée, vous l’applatirez sur le marbre avec un rouleau : vous taillerez vos pastilles en tablettes avec un couteau, et si vous voulez les embellir, appliquez-y une feuille d’or ou d'argent » (49). Même formule indiquée par de CHESNEL en 1838.

PAIN DE ROSES (Sel de roses) Le pain de roses est formé des pétales de roses écrasés et

aggelomérés en forme de gâteau, que l’on retrouve dans lalambic ou plus exactement dans le Rosaire après distillation. On le fait

sécher au soleil et on s’en sert pour fortilier. Mais au dire de

POMET, ces « roses bouillies n’ont pas de grandes propriétés » (50).

« Ceux qui voudront des pains de roses, dit-il, préfèreront ceux dont il n’y aura que le suc qui en ait été retiré, en ce que la raison veut qu’une chose bouillie n'ait tant de propriétés que celle dont on n’a tiré que le suc, principalement quand c’est des aromats. Et ce qui peut prouver mon dire, c’est que l’on tirera moins de sel fixe des roses qui auront été bouillies que de celles dont on aura retiré le suc ; et de plus, c’est qu'ils font beaucoup plus de peine à sécher quoique l’on peut tirer un sel des roses ».

CHARRAS nous explique que des « résidences de ces distillations, on tirait par les voies ordinaires un « extrait purgatif ». C’est cet extrait qui, brûlé, réduit en cendre, fournit un sel (51). Il s’employait comme purgatif, à la dose d’un demi-scrupule jusqu’à un demi-dragme.

Ce sel de rose, mélangé au miel rosat, rentrait dans un opiat pour les dents (52).

(49) TOILETTE DE FLORE, Paris 1773, p. 154.

(50) POMET, Histoire des Drogues, 1694.

(51) CHARRAS, Pharmacopée Royale, 1717, pp. 474, 479. (52) DEJEAN, Traité des Odeurs, 1777, 229, II.

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