‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 49 sur 56 · LOUE · texte numérisé non relu

LOUE

CHARRAS nous dit (44) que le sucre rosat blanc est détersif, avec un peu d’astriction ; il est fort usité dans toutes les maladies de la poitrine, tant pour son goût agréable que pour le soulagement qu'il donne. On en peut user le jour et la nuit et à toute heure. On mêle aussi le sucre rosat en poudre parmi le lait d’ânesse, de chèvre ou de vache qu’on donne le matin à jeun aux malades...

Fracastor (1546) employait déjà le sucre rosat dans la phtisie et Rivière nous dit avoir connu un Apothicaire phtisique qui se guérit en mangeant continuellement du sucre rosat.

Dans les cas de pertes blanches, LIEBAULT recommande la préparation suivante (45) : « Prenez cendre d’éponge lavée diligemment en eau rose, 2 dragmes ; rasures d'ivoire et Corne de Ceri, roses rouges, écorces sèches de citron, de chacun 1 dragme ; galangue, souchet de chacun 1/2 dragme, sucre rosat en poudre 2 onces », à prendre par petites cuillerées avant dîner et souper.

Le sucre rosat rentre ainsi dans de très nombreuses formules soit comme synergique (Poudre Hydragogue de Quercétan (46), soit comme excipient, pour rendre la préparation plus agréable, par exemple dans la « Poudre contre l'Epilepsie » de Lémery.

PASTILLES DE ROSES ou TABLETTES DE ROSES

Les pastilles n'étaient au début qu'une variété de trochisques dont nous avons vu la préparation à propos du sucre rosat et des trochisques.

CHARRAS nous dit que les « Tablettes de roses rouges ont beaucoup d’astriction. On s’en sert aussi pour fortilier le ventricule et le foye, et pour arrêter les Îluxions subtiles qui tombent du cerveau dans la poitrine » (47).

La rose rentre encore dans les Tablettes pour arrêter la gonorrhée et dans les Tablettes pour les Hernies (48), encore employées au siècle dernier.

(44) CHARRAS, Pharmacopée Royale, Lyon 1717, p. 170. (45) LIEBAUT, Maladies des Femmes, p. 380.

(46) LEMERY, Pharmacopée Universelle, pp. 322 et 334. (47) CHARRAS, Pharmacopée Royale 1717, p. 170.

(48) CHARRAS, Pharmacopée Royale 1717, p. 170.

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