M. SMART
Ça va mieux.
KANDEUIL et TEISSIER.
Ça va mieux !
M. SIMART.
Marjoïier!.. Mais je le connaissais, Marjoïier!.. Je le connaissais!., un grand maigre !...
RANDEUIL.
Non , non... un petit gros... court.
M. SIMART.
Je vous dis que c'est un grand maigre...
TEISSIER, sanglotant.
Je vous dis que c'est un petit gros...
M. simart, se remettant.
Ah ça! voyons, voyons, voyons... dites-moi donc , Teissier... mais j'y pense , à présent... cette maladie de votre oncle arrive bien subitement... RANDEUIL , poussant Teissier.
Comme toutes les attaques d'apoplexie.. .
TEISSIER
Vous croyez peut-être qu'on est prévenu la veille par la petite poste : « Je vous préviens que demain, à onze heures moins cinq , vous aurez une attaque d'apoplexie. »
M. SIMART.
Non , mon ami , mais il y a des symptômes.
teissier , sanglotant toujours.
Eh bien ! c'était un petit gros... voilà le symptôme.
M. SIMART.
Ah ça! mais c'est très désobligeant! vous voyez que j'ai aussi un peu d'embonpoint, et vous me dites ça!... (Transition.) Ah !... tenez, tenez. ..Teissier, vous me trompez... c'est un prétexte... Allons, mon ami.... vous connaissez le caractère de Francine. .. elle est au salon... venez faire la paix avec elle...
RANDEUIL, s'interposant vivement.
Je puis vous certifier, monsieur, que ce pauvre garçon a complètement oublié ce qui s'est passé , et qu'en cet instant il n'est préoccupé que du triste accident arrivé à son oncle.
M. SIMART.
Ah ça, c'est donc bien vrai?... Alors, Marjoïier a choisi là un bien mauvais moment.
RANDEUIL, bas à M. Simart.
Songez que Teissier est son neveu, son héritier... et surtout n'oubliez pas qu'il y a une gouvernante !
M. SIMART.
Une gouvernante!.. Parlez, Teissier ; partez surle-champ !... Avec ces gens-là il faut jouer serré... Partez, mais vous reviendrez! (A part.) Après ça l'autre partira aussi ; je n'en suis pas fâché pour Mme Simart.
T. A rosi: I UM'.
RANDEUIL.
Doutez-vous du retour de mon ami? Eh bien, je suis le témoin de Teissier ; je reste en otage jusqu'à son retour.
SIMART, vivement.
Non pas... Vous avez dos affaires a Paris... et puis j'ai pleine confiance.
RANDEUIL
Du tout... Vous avez des doutes... je resterai. (A part.) La petite est jolie, Mme Simart est charmante ; et puis c'est une énigme à éclaircir... teissier , tirant Randeuil par son habit.
Bis donc... dis donc... C'est que nous n'étions pas convenus de ça.
M. SIMART.
Partez , Teissier... Je vais faire mettre le cheval à la voiture, et on vous conduira jusqu'à la route. RANDEUIL , à Simart.
Hâtez-vous!.. Une gouvernante qui se nomme Mlle Grippard !
M. SIMART.
Mlle Grippard!... Je cours faire atteler. (Il sort précipitamment.)
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