‹ La Rougeole CongénitaleChapitre 10 sur 40 · Cité par Nouvat, thèse de Bordeaux · texte numérisé non relu

Cité par Nouvat, thèse de Bordeaux

l'enfant sans en donner d'exemples : ainsi Willan,

Rosenstein, Burserius, Gitanner, Reil, etc.; Vogel en cite un exemple, de même Ledelius et Fabrice de Hilden. Clarus déclare à la Société médicale de Leipzig qu’il avait vu sur le fœtus d’une femme morte pendant la période de désquamation un exanthème rubéolique très net. Michaelsen a rapporté deux cas de rougeole congénitale dont un observé par lui. Seidl signale le fait sans citer le nombre qu'il a pu voir. Hederich en donné une observation. Eisenmann assure que J. Franck et Gitanner ont plusieurs fois observé des cas semblables ».

“Tyler en 1847 (Medical Times, London) cite un cas de rougeole chez une femme qui accouche au moment où son éruption était en train de pâlir; l'enfant ne présente aucune éruption à la naissance, mais les jours suivants survient le catharre révélateur et le troisième jour l’éruption apparait. Rilliet et Barthez (1860) en signaient un cas dans leur Traité de Pathologie. Smith en 1870 rapporte le cas d’une femme qui montra les premiers. symptômes morbides au moment d’accoucher; l’enfant naquit en état d’asphyxie mais fut ranimé. Au lendemain de l'accouchement la mère et l'enfant présentèrent tous deux une éruption de rougeole. En 1859, V. Gautier, de Genève, dans les Annales de Gynécologie, fait paraître le premier travail d’ensemble sur la question. Cet auteur n’a pu rassembler que 11 cas dont la majorité remontent à une date très éloignée et sont communiqués d'uné façon

insuffisänte. Plus près de nous, enfin, lé chiffre de ces observations s’est considérablement accru. Nous en citerons au cours dé ñotre exposé; quelques: urnes sont typiqués. La plus récente ést de notre maître Robert Debré qui a bien voulu nous autoriser à le te QG)

Réceptivité de la femme enceinte à la rougeole ; action de celle-ci sur la BROSSE Sort de l'enfant.

La femme enceinte, nous venons de le voir, est réceptive à la rougeole ; l'observation clinique montre qu’elle est réceptive comme n'importe quel sujet neuf vis-à-vis de l'infection morbilleuse, de sorte qu’un contact même insignifiant en apparence est capable de lui donner la maladie si elle l’a évitée jusqu'alors. |

« Schneider (2), étudiant une épidémie de tie particulièrement meurtrière relate que plusieurs femmes enceintes furent touchées par lé mal, la plupart avortèrent, beaucoup Succombèrent et leurs nouveau-nés également. » Or,il ne semble pas dans la règle qué la rougeole elle-même soit considérablement aggravée par l’état gravidique ; par contre la grossesse est profondément troublée par la survenue d’une rougeole : suivant le cas, l’avorlement

i. Debré, Bonnet et Brôca, Emploi du sérum de convalescent en injection préventivé dans un cas de rougeole congénitale

Bull. Soc. de Pédiâtrie, 10 juillet 1923).

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