Cité par Nouvat
ou l’accouchèment prématuré sont à redouter. Claverie, dans sa thèse, sur 35 observations de coïncidence de rougeole et de grossesse note : 6 avortements, 12 accouchements prématurés, 15 accouchements à terme. Joannon, de son côté a pu réunir 70 cas ; ses chiffres sont les suivants : 11 avortements, 32 accouchements prématurés, 27 accouchements à terme, donc un déchet sensiblement comparable à celui enregistré par Claverie. D'autre part, {sur les 29 accouchements prématurés ayant eu lieu à une date connue, 11 se sont produits entre le sixième et le huitième mois, 12 au huitième mois, G entre le huitième et le neuvième : le huitième mois parait donc constiluer une époque particulièrement critique » (Joannon).
Alors même que l'accouchement se ferait à terme ou près du terme, au cours ou au décours d’une rougeole maternelle, si bénigne soit-elle en apparence, | celle circonstance éminemment favorable ne suffit pas toujours à conjurer les risques que court l'enfant. Le sort du nouveau-né mérite donc dans tous les cas d’être pris en sérieuse considération : il nous reliendra seul à l'avenir. ie
Tout d’abord, la contamination de l'enfant ne fait aucun doute dans la majorité des cas. Nouvat, dans sa thèse, a pu réunir 34 cas où l'enfant né de mère rougeoleuse à été suivi un temps suffisamment long pour permettre aux symptômes de se manifester. Sur ces 34 cas, vingt-et-une fois Ja contamination a été vérifiée soit dans la proportion de 61, 56 o/o des
cas. Quant au mécanisme même de la contamination il est bien évident que la seule voie qui s'ouvre au virus morbilleux pour passer de la mère à l’enfant est nécessairement la voie transplacentaire. Pour plus de clarté les faits observés ont besoin d'être répartis en plusieurs groupes :