HAL
tions positives et d’abord très faible (; 0/0, Weill-
Hallé), (150/0, Herrman) ; ce pourcentage augmente très rapidement pendant les trois ou quatre premiers mois et à partir du sixième mois on obtient une forte proportion de résultats positifs; ce chiffre
serait de 43 o/o pour Weill-Hallé mais Herrman en
donne un beaucoup plus fort: 90 o/o vers la fin de la première année. Après la sixième année le pourcentage commence à diminuer, jusqu’à dix ans assez lentement, puis plus rapidement jusqu’à quatorze ou quinze ans. À l’âge adulte 12 o/o seulement des réactions sont positives. Ce chiffre correspond approximativement à la proportion des réactions positives observées chez le nouveau-né.
La scarlatine et la coqueluche semblent obéir à des faits du mêmeordre quoique moins bien connus.
Pour ce qui est de la tuberculose, étude de Ja réaction de la déviation du complément avec un antigène tuberculeux faite comparativement dans le sang veineux des mères tuberculeuses, dans le sang du cordon au moment de l’accouchement et dans Île sang du nourrisson par prises de sang répélées pen dant les premiers mois montre le passage fréquent des anticorps tuberculeux ‘de la mère à l'enfant. Mais ces anticorps ne séjournent pas longtemps dans le sang circulant du nourrisson; ils disparaissent progressivement selon une courbe assez régulière pour être définitivement absents après le troisième mois. Certes, le rôle des anticorps tuberculeux est totalement ignoré et il est impossible actuellement
Lo
re de les considérer comme supports d’immunité anti-
tuberculeuse; mais cette transmission n’en est pas moins intéressante puisqu'elle montre le passage de
: la mère à l’enfant des propriétés sérolofiques du sang
maternel.
ANTICORPS ROUGEOLEUX. — Les preuves de leur existence. — Mais revenons à la, rougeole et nous
aurons là également des preuves de l’existence de ces anticorps ; une première preuve, indirecte, nous est fournie par les propriétés du sérum de conva: lescent de rougeole : en effet, des individus réceptifs
peuvent être prolégés contre l'infection si on leur
injecte de ce sérum de convalescent. L'action du sérum et son efficacité varient, toutes choses restant égales d’ailleurs, avec le moment où l'injection intervient. Si l'injection est faite avant que les germes morbides pénètrent dans la circulation générale, l’action empêchante du sérum est manifeste : la maladie ne se produit pas tout comme chez l'enfant qui, né de mère antérieurement atteinte de rougeole, ne
se contamine pas pratiquement avant trois mois,
même lorsqu'il est exposé à une contagion intense. Si l'injection est faite dans les premiers jours qui suivent la contamination, la date de celle-ci étant supposée connue, le sérum n’a qu’une action modératrice sur la rougeole. Les anticorps fournis artificiellement à l'organisme sont alors impuissants à maîtriser totalement l'infection, peut-être parce qu’ils ont été prodigués en quantité insuffisante ; il en est de même du rôle des immunisines qui subsistent au
ENS D = quatrième mois par exemple : celles-ci ne peuvent pas toujours empêcher la contagion de se produire mais elles n’en exercent pas moins en cours de maladie une action frénatrice sur les phénomènes morbides. ;
La preuve directe de l'existence de ces anticorps n’a pu être fournie jusqu'ici. Les expériences tentées par Nassau (1) dans un but prophylactique avec du sérum de nouveau-né n'ont pas abouli à des résultats concluants. en
Vaccination rougeoleuse spontanée. — L'étude de celte immunité transitaire du jeune enfant nous conduit à nous demander si une vaccination antimorbilleuse spontanée est possible. Or nous savons que le seul moment où l'organisme puisse rencontrer impunément le virus court de la naissance au cinquième ou sixième mois, rarement plus tard, Que se passe-t-il alors ? Pour [lerrmann,la période d’immunité stricte des deux à trois premiers mois ne peut être mise à profit par l’organisme pour se vacciner : pas de réaction, partant pas d’immunité. Par contre cel auteur admet que lorsque des enfants âgés de trois à cinq mois sont exposés à la contagion et ne contractent pas la maladie, il arrive fréquemment que plus tard ces mêmes enfants ne sont pas contaminés lorsqu ils sont exposés denouveau à la contagion. C’est, qu’en effet, ilest facile de concevoir un certain état d'équilibre instable dont les éléments
r. Cité par Ilermann,
dE
LA MSTX