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seraient d'une part le virus tendant à envahir l’or-
ganisme, de l’autre les immunisines s’opposant de
toutes leurs forces à cette invasion. Si le virus est impuissant à provoquer la rougeole ou, ce qui revientau même, si l’état d’immunité relative est assez marqué pour empêcher la maladie tout en étant assez alténué pour forcer l’organisme à prendre part à la lutte en fabriquant des anticorps, le résultat apparent sera que la rougeole aura été conjurée ; ce n’est pas tout, car l’organisme grâce aux anticorps qu’il aura eu l’occasion de fabriquer lui-même, lesquels demeurent, sera désormais immunisé. Pour ITermann eelte éventualité serait assez fréquénte dans les
villes ;ila à sa connaissance un certain nombre de
faits de ce genre dont le plus typique est le suivant : en 1915, une famille se compose de 7 enfants âgés respectivement de 14, 12, 10 ans, 8 ans, 6 ans 1/2, 4 ans 1/2 el10 mois. L’aîné contracte la rougeole en 1903. Le second enfant âgé de 3 mois 1/2 échappe à l'infection. Le troisième et le quatrième enfant sont contaminés en 1909 ; le second enfant ainsi qu'un nourrisson de 3 mois bien qu'exposés ne contracten! pas la maladie. En 1913 la rougeole revient dans la famille et frappe le cadet alors âgé de 2 ans 1/2 ; de nouveau le second enfant et le cinquième échappent à l'infection. En 1915 le plus jeune enfant âgé de 1 an contracte à son tour la rougeole et le second ainsi que le cinquième enfant restent indemnes. Cette vaccination spontanée au cours du jeune âge rend compréhensibles certains états réfrac-
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taires de l’adulte malgré qu'ils se heurtent à la con-
. , = nm + 4 LE .
ception qu'on se fait communément de l'infection
morbilleusesous le rapport de la contagiosité (Ro-
bert Debré).