‹ La Rougeole CongénitaleChapitre 36 sur 40 · LOG · texte numérisé non relu

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nièré semaine passée en nourrice. Or, la diarrhée est une éventualité fréquemment signalée par les auteurs comme signe de localisation de l’exanthème au niveau de la muqueuse intestinale ; celle-ci peut être intéressée par l’exanthème dès la période d'incubation ; elle l’est en règle presque absolue à la période d’invasion. Ce trouble morbide accompagne le plus souvent l’évolution ultérieure de la maladie ; il peut en être la lerminaison ; ainsi notre petite malade a succombé au milieu d’un syndrome cholériforme précédé par une période fébrile à allure septicémique. Cet ensemble symptomatique répond à ce que le professeur Marfan a décrit sous le nom de diarrhée toxique d'élimination consécutive à la rougeole. Nous ferons remarquer enfin que la chute de la température a coïncidé avec l'apparition de l’exanthème ; que cet exanthème a été très discret et a commencé à pâlir dès le deuxième jour. Quant à la mère, elle déclare ne pas avoir eu la rougeole : en revanche elle affirme avoir été en contact avec des rougeoleux sans avoir présenté la maladie consécutivement.:

La contaminalion des enfants ne 2 et n° 3 a dû se faire le jour même de leur entrée dans la salle, soit respectivement le 14 et le 15 septembre; peutêtre le 15 septembre pour tous les deux, comme sembleraient en témoigner l’évolution absolument synchone des deux rougeoles. La durée de la période d’incubation dans les deux cas, ainsi que le mode d'action du sérum de convalescent plaidera égale-

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ment-en faveur d'une contamination précoce. Ce sérum a été administré à chacun des enfants le 19 septembre aux doses respectives de 3 et 4 centimètres cubes. Or, d'après ce que nous savons des propriétés immunisantes du sérum de convyalescent injecté le quatrième ou le cinquième jour, il est impossible de prédire si dans ces délais on obtiendra une sércprévention absolue de la maladie ou simplement une séro atlénuation de celle-ci. C’est ce dernier résultat qui a été obtenu ici. La période d'incubation, de durée sensiblement normale dans notre hypothèse, a été marquée chez l'enfant n° 3 par de la fièvre atteignant et dépassant parfois 38 degrés ; elle a été absolument apyrétique chez notre petit malade n° 2. S'agit-il d’une fièvre du sérum? c'est ce que nous ne saurions dire.

La fièvre d’invasion débute le 26 novembre dans les deux cas; la défervescence se fait le 1°" octobre ; elle coïncide avec l'apparition du signe de Koplik. Une courte période fébrile avec température à 38 degrés, le soir, marque le stade d'éruption. Les signes de catarrhe sont manifestes mais peu intenses.

L'enfant n° » succomhe à des complications broncho-pulmonaires et à une érupticn de pemphigus.

L'enfant n° 3, fait une convalescence à peu près régulière, contrariée par le pemphigus.

La mère du premier de ces enfants ne peul certifier une atteinte de rougeole, mais affirme avoir eu des contacts non suivis de la maladie, La mère du

second a eu la rougeole.

L'observation IV est intéressante en ce sens que l'enfant n'avait pas encore deux mois quand elle a manifesté sa réceptivité à la rougeole. Mais d'autre part la mère elle-même déclare n'avoir pas eu la rougeole ; la chose nous a paru vraisemblable puisqu’elle a vécu à la campagne jusqu’à l’âge de dixhuit ans, il se peut aussi qu’elle n’ait pas rencontré le virus lors de son arrivée à Paris. Peut-être auraitelle contracté la rougeole auprès de son enfant si elle n’en avait pas été séparée dès la naissance ; la contre-épreuve eut été intéressante à fournir. En tout cas l’absence d’immunité de l'enfant s’est traduite de deux façons : sa contamination précoce vers l’âge de 45 jours et l’évolution ultérieuré, grave de l'infection. Remarquons encore que l'enfant avait reçu le 30 septembre, au lendémain d’un contact certain avec des rougeoleux, 3 centimètres cubes de sérum de convaléscent. À supposer que le sérum ait été efficace, celte éfficacité s’est manifestée en prévenant la maladie ; mais la séro-prévention ainsi obtenue si tant est qu'elle ait joué a été de très courle durée, seize jours au maximun.

L'observation V est cellé d’une rougeole régulière bénigne. La mère avait été atteinte antérieurement par la rougeole. Nous remarquons encore une fois la coïncidence entre l'apparition de l’exanthème et la chute de la température. Cet exanthème a été très franc mais a commencé à pâlir vers la vingtquatrième heure. St

Il en est de même de l'observation VI

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