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grave que l'enfant naît très fréquemiment avant terme et en état de débilité congénitale,
8 La séro-prophylaxie opportune est le seul traitement rationnel.
La règle à suivre sera la suivante :
Après un contact, sérum à la mère d’abord si celle-ci n’a pas eu la rougeole; (les récidives sont rareset il n’y a pas lieu d’en tenir compte pratiquement).
Plus tard, sérum à l'enfant: l’injecter sitôt que possible, systématiquement s'il ne présente pas d'éruption.
Autoriser ensuite l'allaitement fnaternel. (Robert Debré).
Si on manque de sérum de convalescent on peut recourir au sérum d'ancienrougéoleux en dépassant largement les doses usitées pour le premier, 20 cen-
timètres cubes au lieu de 3 centimètres cubes par
exemple (Robert Debré et Joannon).
B) 1° Dansles pays civilisés la rougeole des premiers mois de la vieestrare.,
Son caractère exceptionnel tient à un état d'immunilé transitoire transmis héréditairement au jeune enfant.
so Des enfants dont la mère a eu la rougeole l’immunité est : se
a) absolue, jusqu’à 2 MOIS.
b) pratiquement absolue, jusqu’à 3 mois.
c) relative, pendant les quatrième et cinquième
mois.
d) relative, pour un petit nombre jusqu’à 8 mois et quelquefois 9 mois. |
e) Nulle, pratiquement à partir du neuvième mois.
3 Une vaccination (Herrman, Debré) est possible
pendant la période d’immunité relative.
4° De cette immunité jouissent aussi bien les enfants nourris artificiellement que les enfanis nourris au sein, avec cependant une légère différence en faveur des enfants allaités par leur mère.
Toutefois une immunité provenant du lait est contredite par les faits cliniques et doit être rejetée.
ä° L’immunité par défaut de contagion n'existe pas.
6° L'état réfractaire est acquis, à l'exclusion de tout autre processus, par l'apport d’immunisines maternelles à travers le placenta. |
7° Des enfants dontla mère n’a pas eu la rougeole l’immunité est nulle : ces enfants sont réceptifs dès la naissance. |
8 La rougeole du jeune âge est grave, d'autant plus grave qu’on s'éloigne davantage de la période d’immunité absolue, quand elle existe. Une certaine ‘bénignité semble être la règle au cours du second trimestre. Cliniquement, en effet, les symptômes . sontatténués : Eruption moins intenseet plusfugace : l’exanthème peut d’ailleurs manquer (morbilli, sine morbillis) ; la fièvre est moins élevée et ne survit - généralement pas à l'apparition de l’exanthème : les catarrhes sont moins accentués. Par contre le signe de Koplik est d’une constance remarquable d’où sa
grande valeur comme argument pour le diagnostic.
Si l’enfant est né demère n'ayant pas eu larougeole, la maladie est particulièrement grave et mortelle et la symptomatologie se rapproche de celle de l'enfant plus âgé.
9° Cette gravité commande un traitement : ce traitement sera essentiellement prophylactique. La potion de la rougeole antérieure de la mère sera un guide précieux dans l’emploi judicieux du sérum de
convalescent. La règle que nous adoptons est la sui-
vante (Robert Debré) :
a) La mère a eu la rougeole: inutile d'injecter les enfants de moins de deux mois ; injecter à la rigueur les enfants de trois mois ; injecter systématiquement les enfants au-dessus de trois mois.
b) La mère n’a pas eu la rougeole ; sérum, systématiquement à l'enfant le plus tôt possible.
Vu : le président de la thèse,
Léon BERNARD Vu : le Doyen,