‹ La rougeole et la scarlatine dans la grossesse et les suites de couchesChapitre 1 sur 42 · La rougeole et la scarlatine dans la grossesse et les suites de couches · texte numérisé non relu

La rougeole et la scarlatine dans la grossesse et les suites de couches

L’étude de la rougeole et de la scarlatine durant la grossesse et dans les suites de couches offre un intérêt considérable pour le médecin. En effet, il a semblé que l’état puerpéral leur donnait une allure un peu spéciale, et cela semble vrai notamment pour la scarlatine. Des complications particulières s’observent aussi dans ces circonstances. Nous avons voulu réunir en un tout les matériaux assez nombreux qui existaient sur ce sujet, mais qui se trouvaient épars çà et là dans la littérature médicale. Nous ne nous sommes pas borné à une simple compilation, déjà très utile cependant en ce qu’elle épargnait des recherches longues et fastidieuses et rendait accessible au lecteur français peu familiarisé avec les langues étrangères, bien des faits rapportés par les auteurs anglais et allemands; grâce à l’obligeance de nos maîtres nous avons pu recueillir des observations inédites que nous avons ajouté au nombre déjà fort considérable, de celles que nous avions trouvées dans les différents périodiques, thèses etc. Nous avons cru devoir aussi émettre à l’occasion quelques vues personnelles. Nous avons été aidé dans notre tâche par notre ami, M. Durand, qu’avait bien préparé à ce genre de travail sa remarquable thèse sur la scarlatine puerpérale. Bien que son but ait été un peu différent du nôtre et qu’il ait notamment englobé systématiquement

les cas de scarlatine et de fièvres puerpérales scarlatiniformes pour en faire un syndrome, son étude nous a été des plus utiles. Il y a fort bien utilisé les nombreux renseignements bibliographiques que nous lui avions fournis. Nous avons modifié certains passages d’un commun accord, mais le fond est resté le même. Grâce à l’amicale collaboration de M. Durand notre travail a marché plus rapidement que nous le pensions, aussi le remercionsnous ici chaudement de son concours.

M. de Tornéry

ancien interne des hôpitaux.

Page 1