SCARLATINE DANS LES SUITES DE COUCHES
La scarlatine des suit.es de couches, même en défalquant les cas qui ne lui appartiennent point, est beaucoup plus fréquente que la scarlatine qui survient dans le cours d’une grossesse. Nous en avons donné plus haut la raison. La grande cause c’est la contagion, et dans beaucoup de cas la filiation des accidents a été établie assez nettement pour ne laisser aucun doute. Mais par où pénètre le contage scarlatineux? Dans ces derniers temps on s’est efforcé, surtout en Allemagne, de démontrer que la scarlatine comme l’érysipèle pénétrait toujours dans l’organisme par unepelite plaie qui lui servait de porte d’entrée (Voir les travaux d’Offa et de Zulzer) (2). Ordinairement les amygdales et le gosier lui offrent celte petite éraillure. Mais dans la scarlatine puerpérale ce seraient les organes génitaux qu’il faudrait incriminer. Celte idée, émise d’abord par Playfair en 1875, a été reprise de divers côtés, notamment par Renvers, les dépôts pseudo-membraneux signalés au niveau des déchirures génitales par Léopold Meyer