‹ La rougeole et la scarlatine dans la grossesse et les suites de couchesChapitre 31 sur 42 · Rédigé par M. Durand · texte numérisé non relu

Rédigé par M. Durand

relevé dans plusieurs des observations par nous citées, du larmoiement, du coryza et de la toux. Mais d’une part la rougeole est très rare dans les suites de couches, d’autre part il y a entre l’érythème des deux maladies des différences caractéristiques sur lesquelles nous n’avons pas à insister ici.

Dans certains cas à forme tout à fait adynamique, on pourrait penser à une dothiénenlérie, ou à une de ces formes de typhus exanthématique signalée pas les auteurs, mais outre que ces cas sont très rares, on aura une tendance naturelle à penser qu’il s’agit de septicémie à caractère typhique. D’ailleurs les complications génitales viendront trancher la question.

Nous arrivons au point délicat de la question et l’on peut se demander si toute la sagacité du praticien le plus habile suffit à la résoudre. Nous voulons parler du diagnostic différentiel enLre la scarlatine vraie et les infections puerpérales la simulant. D’un côté comme de l’autre il peut y avoir absence de lésions dons le système génital. Du reste, si ces lésions existent on peut les attribuer (Playfair, Renvers) à la pénétration du poison scarlatineux par les plaies génitales. Enfin, les formes frustes de la scarlatine viennent encore compliquer la question. L étiologie doiL être prise en sérieuse considération. Le milieu dans, lequel la malade vit, ou a vécu, est-il manifestement infecté par la scarlatine ou par la septicémie franche? C esL là un point important à établir. Nous avons trouvé, entre autres dans les observations anglaises, plusieurs cas où la contagion était évidente, et qui mieux est, où il y avait eu transmission de la maladie de l’accou-

chée aux personnes de son entourage. Ce dernier détail est noté dans une observation de Cummins, et dans quelques-unes des observations de Legendre.

La scarlatine conférant l’immunité, l’existence ou la non existence d’une scarlatine antérieure, est un anamnestique de la plus haute valeur. On a bien signalé quelques récidives, mais elles sont très rares (Renvers).

Quant aux éléments fournis par la clinique nous croyons pouvoir les résumer ainsi : la septicémie à forme scarlatineuse est moins fréquemment compliquée d’angine, elle a une marche plus irrégulière que la scarlatine, elle est plus susceptible de récidives, récidives parfois nombreuses, comme dans les observations que nous empruntons à MM. Lucas-Championnière et Champetier de Ribes.

Les complications génitales, quelqu’atténuées qu’elles soient, y sont plus fréquentes. L’érythème est moins caractéristique, quelquefois morbilleux par places ; sa desquamation se fait par moins larges lambeaux, quand elle n’est pas presque furfuracée. Enfin les complications rénales, bien que pouvant exister dans la sepLicémie, sont plutôt l’apanage de la scarlatine.

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