TRAITEMENT DE LA SCARLATINE PUERPÉRALE
La médication étant demeurée jusqu’à ce jour, purement symptomatique, c’est assez dire que nous ne pouvons pas formuler un traitement s’appliquant à tous les cas. Aux cas légers, le repos et la dièle lactée qui, en prévision des complications rénales, s’il s’agit d’une scarlatine, ou si le diagnostic est hésitant, devra toujours être instituée. Si la fièvre est intense elle pourra être combattue par les antithermiques, en particulier le sulfate de quinine qui doit être employé à haute dose (1 gr. 50), et qui agit comme antithermique, antiphlogistique et antifermentescible. On fera l’antisepsie intestinale avec le Naphtol B à la dose de 2 à 3 grammes par jour. Enfin dans les cas graves, avec hyperthermie, comme Cummins et Léopold Meyer en ont cité, on pourra recourir, et cela avec efficacité, aux bains froids. Comme dans toute maladie infectieuse, l’organisme sera soutenu et stimulé par les préparations alcooliques.
Mais si nous ne possédons pas le traitement spécifique de ces maladies infectieuses, nous connaissons du moins leur prophylaxie. 11 est à peine besoin de dire aujourd’hui que l’antisepsie et l’isolement devront être rigoureusement pratiqués, aussi bien dans les cas de scarlatine franche que dans ceux de fièvre puerpérale à apparence scarlatineuse.